mercredi 30 septembre 2020
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Le palais de justice de Caen (Illustration S.D/L'Essor).
Le palais de justice de Caen (Illustration S.D/L'Essor).

Policiers attaqués à Bobigny : deux mises en examen et une incarcération

Deux jeunes majeurs soupçonnés d’avoir roué de coups trois policiers vendredi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) ont été mis en examen lundi tandis qu’un troisième a été placé sous le statut de témoin assisté, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Ils ont été mis en examen pour “violences sur personne dépositaire de l’autorité publique en réunion”, a indiqué le parquet de Bobigny, précisant que l’un avait été placé sous contrôle judiciaire et l’autre en détention.

Trois policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) de nuit de Seine-Saint-Denis avaient été violemment agressés vendredi vers 20H00 après avoir tenté de procéder à des contrôles d’identité dans un hall d’immeuble. Dix jeunes âgés de 16 à 21 ans avaient été interpellés mais, au terme de 48 heures de garde à vue, sept d’entre eux avaient été relâchés.

“Un acharnement sur les policiers qui étaient à terre”

Une policière a été gravement blessée au niveau de l’œil. Dix jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits, dans l’attente d’examens complémentaires. Les deux autres fonctionnaires, blessés à la jambe et au visage, ont eu 15 et 10 jours d’ITT.

“Je demande (…) à ce qu’il puisse y avoir les sanctions les plus lourdes pour ceux qui ont montré dans cette affaire qu’ils ne voulaient pas simplement s’échapper (…) mais +se faire du policier+”, a déclaré dimanche le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, faisant le rapprochement avec l’agression commise début octobre contre quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne).

Le ministre s’est rendu à Bobigny dimanche matin et a rencontré la jeune fonctionnaire blessée, qui a décrit “un acharnement sur les policiers qui étaient à terre”, a-t-il expliqué. Lundi, une source policière se disait “perplexe” face à un tel déchaînement de violences dans une cité habituellement “tranquille”. “Des contrôles dans les halls, on en fait souvent et ça ne dégénère pas comme ça. Soit les policiers étaient au mauvais moment au mauvais endroit, soit le contrôle a été mené de manière un peu virile”, a-t-elle dit à l’AFP. Cette source a précisé que les fonctionnaires agressés avaient cependant une “certaine ancienneté”.

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