lundi 30 novembre 2020
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Les pompiers ont éteint l’incendie vers 13h. (Photos “L’Essor de la Gendarmerie nationale”).
Illustration (L'Essor).

Policiers brûlés à Viry-Châtillon : un des suspects a violé son contrôle judiciaire

Un des suspects dans l’agression de policiers aux cocktails Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) a violé son contrôle judiciaire et a été interpellé dans la ville voisine de Grigny jeudi alors qu’il avait interdiction de s’y rendre, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Le jeune homme, âgé de 18 ans, fait partie des 17 mis en examen soupçonnés d’avoir participé à l’attaque aux cocktails Molotov au cours de laquelle deux policiers avaient été gravement brûlés, le 8 octobre 2016.

Lire aussi sur L’Essor : Qui sont les membres de la “S“, la bande soupçonnée d’être à l’origine de l’agression des policiers de Viry-Châtillon?

Il a été interpellé à quelques centaines de mètres du lieu du drame, dans la cité difficile de la Grande Borne par la brigade anti-criminalité jeudi soir, peu après 23H30, a expliqué une source policière, confirmant une information du journal Le Parisien.

Les policiers contrôlaient un point de vente de drogues et ont vu cet homme “prendre la fuite“, a ajouté cette source.

Après son interpellation, il a dû être relâché vendredi: la fiche de son contrôle judiciaire, qui lui interdisait notamment de revenir à Grigny, ne mentionnait pas de sanction immédiate à prendre en cas de manquement. “Il y a eu un avis au juge d’instruction et c’est lui qui va prendre la sanction“, a précisé une autre source policière.

C’est une procédure classique, il n’y a rien d’extraordinaire“. “Le cabinet d’instruction est avisé et est en train de gérer l’affaire“, a réagi le parquet d’Evry. “S’il y avait eu des instructions de déferrement sur la fiche, elles auraient été appliquées“, a-t-il précisé.

Le syndicat Alliance (majoritaire chez les gardiens de la paix) a lui fait part de son indignation. “Ne pas respecter un contrôle judiciaire comme ça, ça démontre bien qu’il y a un sentiment d’impunité“, a-t-il estimé.

Les 17 mis en examen dans cette affaire étaient âgés de 16 à 21 ans lors de l’attaque. La plupart appartiennent à une même bande, connue dans le quartier de la Grande Borne. Douze d’entre eux ont été placés en détention provisoire et cinq ont obtenu une remise en liberté avec contrôle judiciaire.

Avec AFP

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