mardi 13 avril 2021
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Des données de patients du laboratoire Océalab ont fuité sur internet (Photo d'illustration: pxhere).
Des données de patients du laboratoire Océalab ont fuité sur internet (Photo d'illustration: pxhere).

Piratage des données d’Océalab: les gendarmes du Morbihan rappellent la marche à suivre pour porter plainte

Après le piratage des données du laboratoire Océalab, implanté à Vannes, les gendarmes du Morbihan croulent sous les appels. Ils détaillent la procédure à suivre par les victimes qui souhaitent porter plainte dans un post publié sur Facebook.

Pour rappel, un fichier contenant des données médicales confidentielles a été publié sur Internet par des pirates informatiques. Révélée par Libération le 24 février, l’affaire concerne près de 500.000 patients français.

Penser à déposer une “pré-plainte en ligne”

Dans le Morbihan, les victimes concernés par la fuite des données – au nombre de 121.669 d’après Ouest France – ont reçu ou vont recevoir un courrier d’Océalab afin de les informer de leur situation.

Pour celles qui souhaitent déposer plainte, un déplacement à la gendarmerie ou au commissariat de police est indispensable rappellent les gendarmes. Il leur faut se munir du courrier reçu par Océalab ou de tout autre document laissant présumer leur situation de victime dans ce dossier.

Mais, afin de faciliter cette démarche qui peut s’avérer fastidieuse, ils conseillent de faire préalablement une “pré-plainte en ligne”. Cette formalité permet de gagner du temps. Elle est accessible en suivant le lien suivant: https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/.

“Il faudra sans doute quelques jours pour absorber le nombre de plaintes. La gendarmerie transmet le tout à un service à Paris”, explique la compagnie de Vannes à Actu.fr. Il s’agit en l’occurrence de la section cybercriminalité du tribunal judiciaire de Paris. Lequel a ouvert une enquête dès le 25 février du chef “d’accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données” et “extraction, détention et transmission frauduleuse de données”.

Lire aussi: Cybercriminalité: les nudes, ces atteintes à l’intimité qui inquiètent les gendarmes

“Si vous souhaitez des renseignements, appelez la gendarmerie compétente pour votre domicile en composant son numéro à 10 chiffres”, ajoutent les gendarmes. Ils recommandent par ailleurs de ne pas composer le 17, un numéro réservé exclusivement aux appels d’urgence.

La plus grande vigilance s’impose dans les mois à venir rappellent enfin les gendarmes. En particulier sur le contenu des mails, “notamment si des liens vers des sites liés à la santé y figurent”.

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