samedi 31 octobre 2020
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Philippe Bertrand, un nouveau patron pour les ex-RG

Un nouveau “patron” va être nommé la semaine prochaine à la tête de la Sous-direction générale de l’information (SDIG, ex-RG) afin de “dynamiser” cette filière du “renseignement de proximité” qui se sent le parent pauvre du secteur.

Le directeur, Philippe Bertrand, 44 ans, conseiller technique police au cabinet du Premier ministre, doit être nommé par arrêté à la tête de la Sdig en début de semaine. L’entourage du ministre de I’Intérieur, l’a confirmé jeudi, précisant qu’il doit prendre ses fonctions le 23 septembre.

Il sera secondé “à terme” par deux adjoints, l’un policier et l’autre gendarme. Plusieurs noms sont avancés par les sources pour le premier poste, dont celui d’une femme dirigeant un service de la Sdig en province, ancienne des Renseignements généraux (RG). Le second devrait être l’officier de gendarmerie Stéphane Ottavi, qui a notamment dirigé l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI).

Selon l’entourage du ministre, il s’agit ainsi, “dans l’esprit” de la feuille de route donnée par Manuel Valls aux services de renseignement en juin dernier, de “valoriser et dynamiser” la filière du “renseignement territorial” et de “proximité”. La Sdig est née lors de la disparition des RG en 2008 voulue par Nicolas Sarkozy. Une grande partie a rejoint la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), une autre la Sdig. La première est spécialisée dans l’antiterrorisme, la seconde dans le renseignement traditionnel, des violences urbaines à la surveillance de lieux de culte radicaux ou des hooligans.

Le ministre veut que cette filière soit “plus présente sur le terrain”, selon son entourage, avec un “maillage” Police/Gendarmerie “plus étroit”.

Le Renseignement a été critiqué en France après l’affaire Merah et réorganisé par Manuel Valls qui a transformé, en juin, la DCRI en une Direction générale un peu à l’égal de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure. La Sdig, qui se considère souvent comme le parent pauvre du Renseignement, – ce qu’ont souligné des rapports parlementaires évoquant un “échec” – dépendra toujours de la direction centrale de la sécurité publique (DCSP).

Il y a actuellement quelque 1.500 fonctionnaires, dont 120 gendarmes. Le prochain directeur, souligne l’entourage du ministre, a un “parcours de manager” et “d’homme de terrain”. Il a exercé à la préfecture de police de Paris, à la DCSP, au service de protection des hautes personnalités (SPHP) ainsi qu’en cabinet.

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