mercredi 28 octobre 2020
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Ocrtis : la lutte contre le trafic de stupéfiants au cœur des Caraïbes

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) organise à partir de mardi en Martinique une conférence internationale consacrée à la lutte contre le trafic de drogue dans les Caraïbes, plaque tournante du trafic de drogue.

Une cinquantaine de personnes, représentant les différents services spécialisés français, dix pays et plusieurs agences internationales dont INTERPOL participent à ce congrès qui doit durer trois jours.

Selon Michel Quillé, directeur adjoint d’Europol, cette rencontre a notamment pour but de parvenir à “une certaine coordination, pour éviter la duplication des moyens et des efforts”.

Les nouvelles techniques des trafiquants seront évoquées, telles que la dissimulation de la drogue dans des torpilles cachées sous des bateaux ou l’utilisation de sous-marins. L’Octris antillais est chargé de coordonner le travail et les moyens de la Police, des douanes, de la Gendarmerie, de la Marine et de la Gendarmerie maritime. Depuis 2004, date de sa création, 29 tonnes de cocaïne ont été saisies, 73 organisations démantelées et près de 1.000 personnes placées en garde à vue.

Douze gendarmes au sein de l’OCRTIS des Caraïbes

L’antenne Caraïbes de l’OCRTIS compte une cinquantaine de personnes dont une douzaine de gendarmes, deux douaniers auxquelles s’ajoutent deux représentants de la Marine nationale et deux agents de liaison étrangers, un Britannique et un Espagnol. Ces enquêteurs chevronnés s’appuient sur des services opérationnels à l’étranger, et les réseaux de la DCI (Direction de coopération internationale) composée de gendarmes ou policiers français, officiers de liaison installés notamment au Venezuela, en Colombie, au Brésil ou en République Dominicaine.

C’est “la stratégie du bouclier” pour intervenir avant que la drogue ne soit “disséminée” en Europe, explique Simon Riondet, chef de l’antenne Caraïbe de l’OCRTIS Antilles-Guyane.

L’Office traque les trafiquants et leurs mules, avec, aux Antilles, une constante problématique maritime. Simples voiliers, petits bateaux équipés de gros moteurs (les go-fast), conteneurs ou cargo, peuvent abriter de très gros trafics. Trois à cinq bateaux sont interceptés chaque année en zone caraïbe.

Les mules peuvent revêtir des apparences parfois surprenantes. Simon Riondet se souvient ainsi d’un suspect âgé de 76 ans, interpellé dans un hôtel au mois d’août : pourtant valide, il s’apprêtait à s’envoler pour Paris, en fauteuil roulant, avec deux valises contenant 40 kilos de cocaïne.

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