vendredi , 18 juin 2021

Violences urbaines - photo d'illustration (M. GUYOT/ESSOR)
Violences urbaines - photo d'illustration (M. GUYOT/ESSOR)

Nuit de violences urbaines à Flers dans l’Orne: la caserne de gendarmerie visée par des tirs de mortiers d’artifice

Des violences urbaines ont embrasé Flers, dans l’Orne, dans la nuit du vendredi 28 mai au samedi 29 mai. Après avoir lancé des mortiers d’artifice sur la caserne de gendarmerie, un groupe d’une dizaine d’individus a incendié divers véhicules. Une soixante de pompiers et de forces de l’ordre ont dû intervenir pour rétablir le calme.

La Bac d’Alençon et les gendarmes de Domfront et de Vire en renfort

Les murs de la caserne de gendarmerie de Flers ont tremblé. Il est 23 heures ce vendredi 28 mai. Un groupe d’individus lance des mortiers d’artifice vers le bâtiment où logent les militaires et leurs familles, puis les bureaux. Ils prennent ensuite la fuite, incendiant des véhicules sur leur passage dans les quartiers Saint-Michel, Pont-Féron et Saint-Sauveur. Une tractopelle et un fourgon utilitaire, sans compter plusieurs conteneurs à poubelle, partent notamment en cendres. Une flambée de violence qui a également touché la commune voisine de La Selle-la-Forge.

Vers 23h30, deux policiers dépêchés dans le quartier Saint-Michel, où plusieurs véhicules brulent, vont également essuyer des tirs de mortiers d’artifices. La situation, explosive, empêche toute intervention des pompiers. Tous rebroussent chemin en attendant des renforts. Des policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) d’Alençon, situé à 60 kilomètres, et des effectifs des gendarmeries de Domfront et de Vire, dans le département voisin du Calvados, sont sollicités. Au plus fort de la nuit, une trentaine de membres des forces de l’ordre se trouvent mobilisés selon l’antenne locale de France 3. Le calme est revenu vers 4 heures du matin dans ces différents quartiers en proie à une véritable émeute. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les policiers et gendarmes.

L’incarcération d’un jeune trafiquant présumé à l’origine des violences urbaines?

“C’était un groupe de six à dix personnes, très mobile, qui n’est jamais venu au contact des forces de l’ordre”, souligne la préfecture. Trois individus, majeurs, ont été interpellés. Ils ont échappés à la garde à vue, faute d’éléments probants raconte Ouest France.

L’incarcération d’un jeune Flérien impliqué dans un trafic de stupéfiants dans la journée de vendredi serait à l’origine de ces violences urbaines. “Comme d’habitude, ces violences sont probablement dues au fait que la justice fasse son travail consécutivement aux enquêtes réalisées par les forces de l’ordre“, explique ainsi Yves Goasdoué, le maire de la ville, dans un message posté sur Facebook. Une publication dans laquelle il remercie les forces de l’ordre.

Lire aussi: Les gendarmes traquent un homme armé en Dordogne (actualisé)

Lesquelles avaient déjà eu maille à partir avec des jeunes en 2015, après l’arrestation de deux adolescents pour trafic de drogue. Des cocktails molotov avaient alors visé la maison du maire et le commissariat. En 2017, quatorze voitures avaient été incendiées à Flers après la mise en garde à vue de deux trafiquants présumés.

One comment

  1. beaucoup beaucoup de cas avérés de légitime défense et………pas de réponse adaptée, badaboum boum !

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