mardi 29 septembre 2020
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Nouvelles déclassifications dans le dossier du cimentier Lafarge en Syrie

Huit documents secret défense de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), concernant les activités du cimentier français Lafarge en Syrie, vont être déclassifiés à la demande de deux des juges d’instruction chargés du dossier, selon les informations de L’Essor.

Lafarge est soupçonné d’avoir financé indirectement pour près de 13 millions d’euros entre 2011 et 2015 des organisations djihadistes en Syrie, dont l’Etat islamique pour continuer l’activité de son usine syrienne à 150 km au nord-est d’Alep. Ces contacts et ces financements étaient connus des services de renseignement français et du Quai d’Orsay.

Sept cadres de Lafarge ont été mis en examen dans cette affaire.

Une première série de documents secret défense, provenant de trois services du renseignement français (DGSI, DRSD, DRM) et relatifs au même dossier, a été déclassifiée au printemps 2018.

La Commission du secret de la défense nationale a donné, le 20 décembre 2018, un avis favorable à la déclassification de ces huit documents (bordereaux, notes, message) de la DGSE après avoir été saisie par la ministre des Armées Florence Parly. Cet avis a été publié au journal officiel du jeudi 3 janvier.

Cette déclassification avait été demandée auparavant à Florence Parly par les juges Renaud Van Ruymbeck et Charlotte Bilger, du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, deux des trois magistrats chargés de l’information ouverte en juin 2017 pour “financement d’entreprise terroriste” et “mise en danger délibéré de la vie d’autrui”.

P-M.G

 

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