mercredi , 16 juin 2021

Le dossier Myriam Sakhri a été rouvert.(Photo: famille Sakhri)
Le dossier Myriam Sakhri a été rouvert.(Photo: famille Sakhri)

Myriam Sakhri: l’information judiciaire pour “harcèlement” et “homicide involontaire” relancée

Dix ans après les faits, la cour d’appel de Lyon a décidé de rouvrir le dossier de Myriam Sakhri.

“La justice fait droit à notre requête et rouvre l’information judiciaire” a immédiatement réagi sur Twitter Me Brengarth, l’un des avocats de la famille de cette gendarme retrouvée morte le 24 septembre 2011, une balle dans le ventre et son arme de service à ses pieds.

De nouvelles attestations de témoins transmises à la justice

De fait, les proches de la défunte, décédée à 32 ans dans son logement de fonction de la caserne Delfosse à Lyon, n’ont jamais cru à la thèse officielle du suicide pour raisons personnelles. En novembre dernier, ils avaient transmis à la justice de nouvelles attestations de témoins éclairant l’affaire d’un jour nouveau. Le 26 janvier, le parquet général avait ainsi requis devant la chambre de l’instruction la réouverture d’une information judiciaire pour “harcèlement” et “homicide involontaire”.

Myriam Sakhri, qui se plaignait d’être harcelée par des collègues et sa hiérarchie, devait comparaître devant un tribunal pour deux affaires liées à l’exercice de sa profession. D’où la thèse du suicide pour raisons personnelle. Une enquête interne avait par ailleurs mis en évidence des relations pour le moins exécrables avec certains de ses collègues du Centre d’opérations et de renseignements (Corg), service chargé de répondre aux appels du public. Lesquels reprochaient à la gendarme de traîner volontairement les pieds pour essayer de se faire muter dans un autre service.

L’enquête initiale sur Myriam Sakhri pointée du doigt

Malgré un mot retrouvé à ses côtés désignant le colonel qui commandait à l’époque la gendarmerie du Rhône –“Merci à G. le connard!”-, l’affaire avait d’abord été classé sans suite. L’information judiciaire ouverte en 2012 après une plainte de la famille avait débouché sur un non-lieu en 2013. Non-lieu confirmé en appel en 2014 puis par la Cour de cassation en 2015.  

Lire aussi: Myriam Sakhri: le parquet général requiert la réouverture du dossier

En recueillant de nouvelles attestations de témoins transmis à la justice en novembre dernier, les proches de la défunte espéraient donc une reprise de l’instruction. D’après Le Monde, ces témoignages mettent en effet en évidence la réalité du harcèlement raciste dont se plaignait la militaire. Ils dénoncent également de graves carences dans la conduite de l’enquête initiale menée par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale. Le rôle du colonel G., devenu général de brigade depuis cette affaire, étant particulièrement pointé du doigt.

10 comments

  1. Saura t on un jour la vérité ? Le temps passant, il sera pratiquement impossible de savoir ce qu il s est réellement passé.
    Assassinat, suicide, accident… Ou crime passionnel
    La gendarmerie n est pas à l abri de ce genre de drame, qui d ailleurs peut se produire aussi bien dans une grande entreprise, un ministère. un foyer etc etc
    La seule certitude c est que Myriam Sakri vivait une situation professionnelle tendue et elle en est morte

  2. je suis sidéré et navré par l’ agressivité , la brutalité et la bestialité des faits concernant les deux gendarmes agressés a leur domicile, mais malheureusement la dérive de notre société constate ce genre de fait , qu’en serait il si un particulier se défendait en répliquant par arme a feu ? tout le monde média compris lui tomberait dessus alors que faire ?
    la réponse pénale est insuffisante et les malfrats ne craignent plus personne, voila la triste réalité.
    j’ai l’impression que le fossé se creuse entre forces de sécurité et justice et que l’état par nos politiciens n’arrive pas a trancher ou tout au moins donner une ligne directrice claire .
    sans compter les médias qui prennent toujours ( ou presque ) le parti …. adverse c’est flagrant tout au moins pour moi , je n ai pas de réponse car je ne suis qu ‘un petit citoyen et mes reponses par les bureaux de vote ne sont pas a la hauteur de mes attentes Courage Gendarmes gardez la tete froide mais haute et soyons sure que des citoyens pensent a vous en ces temps difficiles ….

  3. Bonjour,

    Cette affaire d’intrusion au domicile d’un couple de gendarmes avec des intentions de nuire, n’a plus rien de surprenant aujourd’hui…….. Un fait parmi tant d’autres………

    Le discours serait trop long………La définition du mot “justice” n’est plus d’actualité depuis des décennies et, devrait être revue dans le Larousse. Le bateau coule lentement, mais surement…..!

    Gendarmes et policiers ne prenez plus de risques inutiles, la chandelle est éteinte………

  4. En espérant que la justice démêle une fois pour toute cette affaire qui n’a visiblement pas été traitée comme il le fallait et quand il le fallait.

  5. La justice semble longue à traiter ce type d’affaire et plus le temps passe plus les doutes vont s’installer. D’où l’importance des premières investigations sans retenue.

  6. Malheureusement, que ce soit pour les gendarmes ou pour les citoyens, la justice Française est un monstre beaucoup trop lourd et impotent. Son indépendance la protège, et elle est vérolée par ses officiers qui ont tous fait le choix de protéger les “faibles”. Le problème est que l’habit ne fait pas le moine et que souvent sous la laine des agneaux présentés au tribunal par leur avocat, se cachent des loups.
    Solution? Une infraction pénale = une sanction adaptée, peut importe l’état d’esprit et la psychologie du prévenu.

  7. Pagnier-Géroudet Marianne

    L’origine ethnique des plaignants: s’ils sont d’origine maghrébine, africaine et musulmane, c’est le jackpot., ils ont le Droit et la Justice d’autorité.
    A choisir, le suspect sera de type caucasien, d’autant plus s’il est hétérosexuel et catholique; et en plus si c’est un membre des forces de l’Ordre ! Le Juge ne le lâchera pas de sitôt.
    Si tout un chacun a pu apprécié, considéré, s’être lié d’amitié avec ceux intégrés qui comptent dans nos vies; c’est Fini, nul n’en accepte davantage car il est insupportable de constater que les dhimmis tiennent le Pouvoir et la Justice.
    Le nombre, la sémantique et les faits ont renversé la donne.
    Factuellement nul n’a plus le souhait de partager, son lieu de vie, d’éducation, d’études, son pays, avec cette population destructrice de nôtre identité, de nos valeurs et de notre courage.
    A ce gendarme, attendu de pied ferme par nos Juges, et en plus du poids qui pèse déjà sur sa vie et celle de sa famille, il reste le combat ou lâcher prise. Mais il n’en sortira pas indemne: son avenir sera de baisser les yeux et de plier le genou, dès qu’un individu de type non caucasien l’affrontera.

  8. R.I.P., Myriam Sakhri, quelle tristesse de se donner la mort, c’est que la situation était vraiment intenable.
    Mais je ne crois pas du tout à l’hypothèse du harcèlement raciste, c’est peut-être une solution de facilité pour la famille qui n’arrive pas à faire son deuil. La Gendarmerie reste un des rares espaces où les mots “solidarité” et “faire corps” ont encore du sens. Et même en supposant que cette pauvre personne est tombée sur des abrutis de la pire espèce, il y a toujours moyen d’obtenir une mutation. Les raisons de son mal-être l’ayant emmenée vers cette terrible décision sont plus profondes, et doivent être cherchées ailleurs. Un drame perso ?

    La famille de Rémi Fraisse devrait aussi comprendre que l’hypothèse du homicide volontaire contredit non pas seulement toute logique, mais tout simplement les lois de la physique : arriver à viser dans la nuit complète un endroit précis et l’atteindre malgré la distance… Une grenade autoguidée ?

    Quant à l’indignation de la famille Traoré… Dans un pays de droit où la justice fait bien son travail, ces manifestations n’auraient pas lieu.

  9. Honneur à nos gendarmes, la nouvelle loi sécurité doit je l’espère les protéger contre des atteintes judiciaires manipulées par des familles qui n’ont que la haine à la bouche.

    Les sanctions et renvoi à la frontière doivent être rapides et automatiques.

    Ancien Adjoint au maire de ma commune pour la sécurité je connais les difficultés des services de l’ordre et je comprends leur impatience.

    Les familles du type Traoré devraient être expulsées!

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