vendredi 25 septembre 2020
Accueil / Société / Mort après un contrôle de police : non-lieu confirmé

Mort après un contrôle de police : non-lieu confirmé

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a confirmé jeudi le non-lieu rendu en octobre dans l’affaire Ali Ziri, retraité algérien de 69 ans mort en juin 2009 après un contrôle de police à Argenteuil (Val-d’Oise), a-t-on appris de source proche du dossier.

Dans son ordonnance datée du 15 octobre, le juge qui enquêtait sur les circonstances de la mort du retraité avait décidé de ne pas poursuivre les policiers mis en cause dans ce dossier, expliquant n’avoir établi “aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès”.

La famille du retraité avait aussitôt fait appel de cette décision, jugée “incompréhensible”. Ali Ziri avait été interpellé le soir du 9 juin 2009 avec un ami, Arezki Kerfali, 60 ans, à bord d’un véhicule que ce dernier conduisait. Fortement alcoolisés, les deux hommes avaient été transportés au commissariat d’Argenteuil et placés en garde à vue. Ali Ziri, tombé dans le coma, était mort deux jours plus tard à l’hôpital d’Argenteuil.

Une première autopsie avait conclu que des problèmes cardiaques et l’alcoolémie étaient les causes du décès. Mais une contre-expertise avait révélé la présence d’une vingtaine d’hématomes, dont certains larges de 17 cm. Un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) avait alors mis en cause la sincérité des déclarations des policiers impliqués dans le décès de M. Ziri, estimant que ces derniers avaient fait un usage disproportionné de la force.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *