mercredi 21 octobre 2020
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Mariage homosexuel : 70 opposants en garde à vue

Soixante-dix opposants au mariage homosexuel se trouvaient lundi matin en garde à vue après avoir été interpellés vers 01h00 devant l’Assemblée nationale à Paris (VIIe) où ils s’apprêtaient à installer une dizaine de tentes, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. Ces manifestants se réclamant de l’organisation “Camping pour tous”, proche de la Manif pour tous qui multiplie les actions coups de poing contre le projet de loi, ont été placés en garde à vue pour “non dispersion après sommation”, un délit passible d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende.

Les protestataires, a-t-on ajouté de même source, entendaient dénoncer l’agression samedi à l’aube près de l’Odéon, à Paris, d’un jeune militant UMP connu pour son engagement contre le mariage homosexuel. De nombreux militants, partageant les positions de la victime, laissent entendre que cette agression ne doit rien au hasard. Cependant, des sources policière et judiciaire ont indiqué que son mobile était bien “crapuleux”, sans aucun lien avec les positions de la victime sur le mariage pour tous. Quatre personnes de 20 à 28 ans, soupçonnés d’avoir participé à cette agression, étaient toujours en garde à vue lundi, selon la source judiciaire.

A quelques jours de l’examen en seconde lecture du texte de loi sur le mariage homosexuel, les opposants au projet ont multiplié les opérations spectaculaires. Toute la journée de samedi, certains d’entre eux ont poursuivi la journaliste indépendante Caroline Fourest, perturbant à Nantes un débat auquel elle participait, bloquant son TGV et l’attendant à son retour gare Montparnasse à Paris. Vingt-sept d’entre eux ont été interpellés à Paris, sans être placés en garde à vue.

Dimanche, 56 autres opposants au mariage homosexuel ont été arrêtés aux abords du Sénat, sans être placés en garde à vue. Dix-neuf personnes ont également été appréhendées dimanche soir aux abords de la Salle Pleyel, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où le ministre de l’Intérieur Manuel Valls était venu assister à un concert. Ils n’ont pas été placés en garde à vue. Les premières actions coups de poing avaient commencé à la suite de la manifestation nationale des opposants du 24 mars, après l’appel à des actions plus radicales lancé par le Printemps français, plus marqué à droite que la Manif pour tous, le principal collectif d’opposition au mariage gay.

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