jeudi 29 octobre 2020
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Mariage homo : ce qu’en pense l’ancien ministre de l’Intérieur

L’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, qui a participé dimanche à la manifestation contre le mariage homosexuel, a affirmé lundi avoir “personnellement vu des gestes de violences inacceptables” de la part de policiers.

Interrogé sur Canal+, M. Guéant a également jugé “dérisoire” les chiffres de la Préfecture de Police. En tant qu’ancien ministre de l’Intérieur, “je sais qu’il faut rester crédible. Quand vous avez du monde de la place de l’Étoile jusqu’au pont de Neuilly, ça fait plus de 300.000 personnes” a-t-il dit. “Il ne faut pas se couvrir de ridicule. Je dirai qu’il y avait un peu plus d’un million de personnes”, a-t-il ajouté.

Selon lui, “c’était un public très familial”, qui, “de par sa composition et son comportement, ne justifiait en rien l’utilisation des gaz”. Il a assuré avoir “personnellement vu des gestes de violence de la part des forces de l’ordre qui étaient inacceptables”. Faut-il que le préfet de Police démissionne? “C’est au gouvernement d’en décider”, a-t-il répondu. “Cette manifestation sert à rappeler que nous ne sommes pas au bout du processus parlementaire, à nous faire entendre. Le gouvernement lui-même dit qu’il s’agit d’un changement de civilisation . Eh bien, quelle que soit la légitimité juridique incontestable du Parlement, un changement de civilisation, ça dépasse la compétence du Parlement”, a affirmé ce proche de Nicolas Sarkozy, ancien secrétaire général de l’Élysée. “Nous qui étions rassemblés hier, nous étions meurtris de ne pas être entendus, de nous sentir méprisés par le gouvernement”.

Claude Guéant a également affirmé avoir “senti un changement de climat” entre la manifestation de janvier et celle de dimanche. “Tous ceux qui participaient avaient le sentiment que le gouvernement ne faisait pas ce qui était attendu de lui, c’est-à-dire ne proposait pas au Parlement les mesures qui s’imposent en matière d’emploi, de développement économique (…) et, au contraire, encombrait l’ordre du jour du Parlement avec des éléments qui ne sont absolument pas prioritaires pour les Français”.

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