vendredi 2 octobre 2020
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Manuel Valls, ministre de l'Intérieur (Photo Matthieu Guyot l'Essor)
Manuel Valls, ministre de l'Intérieur (Photo Matthieu Guyot l'Essor)

Manuel Valls : un ministre “à l’écoute” selon les syndicalistes policiers

Manuel Valls, nommé lundi Premier ministre après près de deux années passés Place Beauvau, a été un ministre “à l’écoute”, selon les syndicalistes policiers qui espèrent que son arrivée à Matignon aura des effets sur les finances de l’Intérieur.

“Même s’il était clivant à l’extérieur, il était plutôt conciliant et soucieux de la préservation des équilibres a Beauvau”, a estimé le secrétaire général de Synergie-Officiers, Patrice Ribeiro. “Il a dirigé avec pragmatisme et sans sectarisme. C’est quelqu’un qui a un vrai pouvoir d’incarnation”.

Des réformes dures à avaler

Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance (2e syndicat des gardiens de la paix) regrette le décalage entre “son discours séduisant sur les questions de sécurité”, le fait qu’il incarne “une gauche réaliste” et son action en tant que ministre, à savoir “l’absence de réforme de fond”. Il reconnaît néanmoins avoir eu “des relations cordiales et constructives malgré nos oppositions”.

“C’est un bilan mitigé par rapport à l’espoir suscité par sa nomination. Ce qui a été dur à avaler, ce sont les réformes qui ont stigmatisé les policiers sur le matricule, la baisse du pouvoir d’achat et la plateforme de dénonciation de l’IGPN”, a-t-il ajouté. “On espère, une fois à Matignon, qu’il pourra rapidement donner un souffle à la Police en matière budgétaire”, a-t-il poursuivi.

Des arbitrages budgétaires en faveur de l’Intérieur?

Pour le porte-parole d’Unité-SGP (premier syndicat des gardiens de la paix), Nicolas Comte, “l’annonce de la fin de la politique du chiffre”, “la fin des diminutions d’effectifs”, et la “mise en place des ZSP” sont à mettre au crédit de Manuel Valls, un ministre “avec une grande capacité d’écoute, avec qui on pouvait discuter directement”. Lui aussi regrette “un passage en force sur le matricule” et attend de son arrivée à Matignon des arbitrages budgétaires en faveur de l’Intérieur “que Manuel Valls n’a pu avoir quand il était à Beauvau”.

Même espoir pour le secrétaire général du premier syndicat des commissaires (SCPN), Emmanuel Roux, qui, s’il assure lui aussi avoir eu à faire à un ministre “très à l’écoute”, note que “les marges de manœuvre budgétaires sont toujours aussi faibles”. “Nous suivrons son travail à Matignon”, a-t-il expliqué.

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