lundi 26 octobre 2020
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Manuel Valls (Photo Matthieu Guyot l'Essor)
Manuel Valls (Photo Matthieu Guyot l'Essor)

Manuel Valls : les contrôles au faciès sont “une réalité” qui doit être condamnée

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a estimé jeudi matin que les contrôles “au faciès” étaient une “réalité”, qui “doit être condamnée sérieusement”, au lendemain d’un procès de treize plaignants contre l’État au tribunal de grande instance de Paris.

“Évidemment, c’est une réalité qui existe. Elle doit être condamnée sérieusement”, a réagi le ministre de l’Intérieur sur BFM TV. Il a évoqué un “lien de confiance qui s’est distendu au cours de ces dernières années” entre les forces de l’ordre et la population.

Treize personnes, âgées de 18 à 35 ans, étudiants, salariés, Noirs ou Arabes, aucun n’ayant de casier judiciaire, ont attaqué l’État, dénonçant des contrôles d’identité abusifs et parfois violents. L’un de leurs avocats, Félix de Belloy a espéré que le “sursaut” vienne de la justice. La décision doit être rendue le 2 octobre.

La confiance du ministre aux policiers et aux gendarmes

“Il appartient à la justice de se décider”, a commenté le ministre de l’Intérieur jeudi. Il a rappelé les mesures mises en place pour lutter contre les contrôles “au faciès” : les caméras portées par les policiers, “une expérimentation lancée” dans les Zones de sécurité prioritaires, le nouveau code de déontologie de la Police et de la Gendarmerie qui interdit le tutoiement, le retour du matricule sur les uniformes et la réforme de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) “que tous les citoyens au niveau national pourront saisir”. “Je fais confiance aux policiers et aux gendarmes”, a souligné le ministre.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur a précisé qu’ “environ 150 caméras sont expérimentées dans les ZSP, portées par les policiers au niveau de l’épaule. “En octobre, nous ferons le bilan et si c’est concluant, il y aura un éventuel déploiement”, a-t-il expliqué. Le nouveau code de déontologie qui “met l’accent sur le déroulement des fouilles et des palpations et bannit totalement le tutoiement”, sera publié à l’automne. A la même époque, le matricule, qui “permet une traçabilité des contrôles”, sera mis en place. Par ailleurs, “une vaste réforme de la formation des policiers est en cours, avec la volonté de simuler les contrôles”, a souligné le porte-parole du ministère. Enfin, les citoyens pourront saisir l’IGPN directement “à partir de septembre”, a-t-il ajouté.

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