mardi 18 juin 2019
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Paris, le 18 octobre 2017, discours aux forces de sécurité intérieure d'Emmanuel Macron à l'Elysée (M. GUYOT/ESSOR)
Paris, le 18 octobre 2017, discours aux forces de sécurité intérieure d'Emmanuel Macron à l'Elysée (M. GUYOT/ESSOR)

Macron à Ouvéa le 5 mai pour un hommage aux gendarmes et aux militants kanaks tués en 1988

Emmanuel Macron “fera mémoire”, le 5 mai à Ouvéa lors de son voyage en Nouvelle-Calédonie, aux quatre gendarmes et aux 19 militants kanaks tués en 1988 sur l’île, a annoncé vendredi l’Elysée.

C’est le premier président de la République à se rendre sur l’île d’Ouvéa.

Le président de la République va en Nouvelle-Calédonie du 3 au 5 mai, après une visite officielle du 1er au 3 mai en Australie.

Le 5 mai dans la matinée, il s’inclinera d’abord devant la stèle portant les noms des quatre gendarmes tués par un commando indépendantiste le 22 avril 1988 à la brigade de Fayaoué.

Il ira ensuite à Wadrilla, près de la mairie d’Ouvéa, au monument élevé à la mémoire des 19 militants kanaks tués le 5 mai 1988 dans la grotte de Gossanah lors de l’assaut donné par des militaires français pour délivrer les gendarmes détenus en otages.

A Fayaoué et à Wadrilla, M. Macron ne prononcera pas de discours.

L’Elysée a expliqué que les “conditions sont réunies” pour que le chef de l’Etat se rende ainsi à Fayaoué et à Ouvéa dans un “geste de respect et de mémoire“. Il entend ainsi “honorer les morts et leurs familles et saluer toutes les réconciliations”, engagées dès 1998.

PMG

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Une visite qui divise la population

A six mois d’un référendum sur l’indépendance, la venue d’Emmanuel Macron à Ouvéa le 5 mai,  divise la population.
À l’entrée de la tribu de Gossanah, au nord d’Ouvéa – où a eu lieu le 5 mai 1988 l’assaut meurtrier contre la grotte où des indépendantistes retenaient
des gendarmes en otages -, une banderole donne le ton : “Non à Macron le 5 mai à Iaii” (Ouvéa).  Une marche bleu blanc rouge contre l’indépendance aura lieu le vendredi 4 mai et effectuera un parcours dans le centre-ville de Nouméa, avec une escale devant le haut-commissariat de la République annonce Outre-Mer-1ére.

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2 Commentaires

  1. GRIVEL

    30 ans après, Legorjus raconte n’importe quoi..

    Jean Marie Grivel

    • Au fil du temps, Legorjus a beaucoup varié dans ses propos comme dans ses écrits. Il a fini par admettre qu’il y avait eu, le 5 mai, des actes contraires à l’honneur de l’armée et de la gendarmerie. Mais il reste aujourd’hui encore très éloigné de la (triste) vérité, qu’il s’agisse de la mort de Samuel Wamo, l’indépendantiste évacué de la grotte après le premier assaut et achevé de huit balles, de celle du porteur de thé Patrick Amossa Waïna, 18 ans, abattu de sang-froid d’un tir de fusil à pompe, de l’exécution du “chef militaire” des preneurs d’otages, Wenceslas Lavelloi, lui aussi sorti vivant de la grotte de Watetö, et exécuté d’une balle dans la tête tirée à bout portant comme en témoignent les résultats d’autopsie. Loin de la vérité, encore, lorsqu’il explique que le leader du groupe kanak, Alphonse Dianou, blessé à la sortie de la grotte par un de vos collègues du GIGN, est mort “faute de soins”, durant son transport. Dianou a été achevé à Saint-Joseph, dans le 4×4 qui devait le transporter à l’aérodrome d’Ouloup, par trois gendarmes mobiles et leur commandant d’escadron, et devant nombre de témoin. Ces faits peu glorieux n’excusent en rien le meurtre des quatre gendarmes tués à la brigade de Fayaoué ni la mort de deux soldats du 11ème Choc. Mais le déni auquel ils ont donné lieu de la part des autorités militaires et politiques depuis ces événements tragiques explique, l’absence de regrets – alors que les kanak ont exprimé à de multiples reprises leur regret de la mort des victimes de Fayaoué, explique en grande partie le ressentiment des habitants de Gossanah. Je n’énonce pas ici des contre-vérités. Trois années durant, j’ai collecté les témoignages de très nombreux participants de l’Opération Victor, interrogé méthodiquement TOUS les responsables des unités engagées sur le terrain, ainsi que plusieurs dizaines de gradés et d’hommes du rang, parmi lesquels bien sûr nombre de membres du GIGN, de Legorjus jusqu’au médecin du groupe. Tous les détails sur le blog Ouvéa 1988, en passant par le lien jggourson@blogspot.fr

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