mercredi 28 octobre 2020
Accueil / Société / Lille : mandats de dépôt requis contre un policier et 2 fonctionnaires

Lille : mandats de dépôt requis contre un policier et 2 fonctionnaires

Des mandats de dépôt ont été requis jeudi par le parquet de Lille contre un policier et deux informaticiens de la préfecture du Nord, soupçonnés d’avoir aidé un réseau de cambrioleurs, a-t-on appris de source judiciaire. “Il leur est reproché d’avoir été en relation avec un réseau de cambrioleurs et de leur avoir facilité la vie et donné des informations qu’ils n’auraient jamais dû leur donner”, a déclaré le procureur de Lille, Frédéric Fèvre, lors d’une conférence de presse.

Les trois hommes, un major de la sûreté urbaine de Lille et deux informaticiens de la préfecture du Nord, interpellés mardi matin, étaient jeudi après-midi en cours de présentation devant un juge d’instruction de Lille. Leur arrestation fait suite au démantèlement d’un réseau international de cambrioleurs d’origine serbe en septembre 2012.

Douze personnes, soupçonnées d’être impliquées dans une centaine de cambriolages pour un préjudice total d’un million d’euros, en France, en Belgique, en Italie et en Allemagne, avaient été interpellées le 25 septembre 2012 et écrouées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Lille pour vol en bande organisée. Quinze personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire.

Le parquet a requis la mise en examen du policier pour détournement de données à caractère personnel. “Il lui est reproché d’avoir consulté des fichiers de police et d’avoir divulgué leur contenu à cette équipe de malfaiteurs”, a expliqué M. Fèvre. Le parquet a également demandé sa mise en examen pour arrestation arbitraire. “Il aurait provoqué, pour être agréable à ces malfaiteurs, une arrestation qui n’avait pas lieu d’être”, a indiqué le magistrat. Il a également demandé que le policier soit mis en examen pour trafic d’influence, pour avoir utilisé son autorité de fonctionnaire de Police dans ses relations avec les cambrioleurs, pour corruption, pour avoir “accepté un certain nombre de choses qu’il aurait demandées”, ainsi que pour aide au séjour irrégulier et association de malfaiteurs.

Les deux techniciens en informatique de la préfecture du Nord, dont l’un est en disponibilité, sont soupçonnés de corruption active, aide au séjour irrégulier, association de malfaiteurs et usage de faux “pour avoir établi des faux documents pour obtenir des documents administratifs pour séjourner sur le territoire français”, selon M. Fèvre. Ils encourent au maximum 10 ans de prison et 150.000 d’amende.

“Ce ne sont ni la sûreté urbaine ni le service informatique de la préfecture qui sont en cause. Ce sont des faits isolés qui auraient été commis par des individus isolés et qui n’engagent que ces individus”, a souligné le procureur. Les trois hommes “ont reconnu partiellement les faits”, a précisé le procureur: “Ils minimisent leur responsabilité”.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.