mercredi 23 septembre 2020
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Gare de Nice août 2014 (S.Desmares)

Les sénateurs préconisent des portiques de contrôle mobiles dans les gares

Les sénateurs préconisent de réaliser de manière aléatoire des opérations d’inspection-filtrage des voyageurs et de leurs bagages à l’aide de portiques déplaçables déployés de manière aléatoire sur l’ensemble des réseaux ferroviaires.

Cette proposition a été présenté le mercredi 13 janvier dans le cadre d’un rapport d’information intitulé “Renforcer la sécurité des transports terrestres face à la menace terroriste”. Au total 15 propositions sont avancées par ce rapport sénatorial.

L’un des rapporteurs Alain Fouché (LR, Vienne) a souligné que les portiques mobiles contribueront à l’ensemble de la sécurité des réseaux, y compris en banlieues, car ils créeront un “climat d’incertitude” pour les terroristes.

Le sénateur de la Vienne a par ailleurs assuré que l’installation des portiques pour les voyageurs et des scanners à rayons X pour le contrôle des bagages mis en service à la fin du mois de décembre 2015 à la gare du Nord à Paris pour les lignes Thalys, ne “sert à rien”. Selon M. Fouché, les autres pays traversés par le Thalys (Belgique, Pays-Bas, Allemagne) n’envisagent pas d’installer ce type de portiques.

Les portiques, dont l’installation a été initiée par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, font suite à l’attaque du Thalys qui a eu lieu le 21 août 2015 dans un train reliant Amsterdam à Paris. Un homme, armé d’un pistolet automatique et d’un fusil d’assaut kalachnikov, avait ouvert le feu sur les passagers avant d’être maîtrisé par des militaires américains en vacances.

Le rapporteur a par ailleurs relevé que le coût annuel (location du matériel et personnels) des portiques de la gare du Nord s’élevait à 2,5 millions d’euros par quai ainsi surveillé.
Interrogé sur le coût des portiques mobiles, M. Fouché n’a pas voulu donner de chiffres et a ajouté que leur coût devra être supporté par l’Etat, la SNCF, la RATP et les collectivités locales.

De son côté Philippe Bas (LR, Manche), président de la Commission des lois du Sénat, a fait remarquer que d’une “manière générale, la majorité sénatoriale est opposé à la création de nouvelles taxes”, en réponse à une question sur la possibilité de créer une taxe spécifique, payée par les voyageurs dans le prix du billet, pour financer la sécurité des transports terrestres à l’image de ce qui se fait pour le transport aérien.

Parmi les autres propositions des sénateurs figure celles d’autoriser les agents des services de sécurité interne de la SNCF ou de la RATP de contrôler les voyageurs et leurs bagages et d’interdire aux personnes qui se refuseraient à ces contrôles d’accéder au train.

Ces deux mesures pourraient trouver une traduction législative dans la proposition de loi du député Gilles Savary (PS, Haute-Vienne) sur les transports collectifs de voyageurs qui sera examinée par les sénateurs à la fin du mois de janvier.

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