samedi 31 octobre 2020
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Les policiers municipaux de Grenoble réclament des armes

Les policiers municipaux grenoblois, réunis en intersyndicale FO-CFDT-CFTC, vont déposer jeudi à la préfecture de l’Isère des “demandes symboliques” de détention d’armes de poing de 4e catégorie pour protester contre le refus de la mairie de leur en accorder, ont-ils annoncé mercredi.

Déjà équipés de matraques, bombes lacrymogènes et gilets pare-balles, les agents grenoblois effectuent cette demande “pour assurer la légitime défense de la population et de nous-mêmes”, a expliqué Marc Brouillet, représentant de l’intersyndicale. Il a évoqué un fait divers récent à l’occasion duquel des policiers municipaux s’étaient fait menacer par des agresseurs armés. “On demande simplement à faire notre travail et à rentrer indemnes à notre domicile le soir”, a affirmé M. Brouillet.

Selon lui, 70% des quelque 80 policiers municipaux grenoblois ont signé une demande de détention d’armes. Ces demandes seront remises “symboliquement” au préfet car, légalement, seul le maire a le pouvoir de faire une telle demande pour ses agents. “Ce mouvement dessert leur cause plutôt qu’il ne la sert. La façon dont ils s’y prennent est en train de braquer des élus”, a réagi Jérôme Safar, premier adjoint (PS) au maire de Grenoble.

Sur le fond du dossier, M. Safar s’est dit “ouvert” sur la question de l’armement de certains policiers municipaux, notamment si la brigade de nuit était étendue à d’autres quartiers que l’hyper-centre. “S’il y a évolution des missions, il est clair qu’on aura à faire évoluer l’équipement et à se poser la question de l’armement”, a-t-il estimé. “Mais je ne me ferai pas imposer le calendrier”, a-t-il dit.

En vertu d’un décret de mars 2000, les policiers municipaux peuvent être autorisés à porter des armes de 4e catégorie, à savoir des revolvers calibre 38 spécial et des armes de poing de calibre 7,65mm.

En 2009, sur 17.700 policiers municipaux, 75% étaient armés, toutes catégories d’armes confondues (matraques, bombes lacrymogènes), et 39,5% étaient dotés d’une arme de 4e catégorie, selon un rapport remis par l’ancien préfet Jean Ambroggiani.

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