samedi 23 mars 2019
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Jacques Toubon, le Défenseur des droits (crédit photo:GT/L'Essor).
Jacques Toubon, le Défenseur des droits (crédit photo:GT/L'Essor).

Les gendarmes à l’origine de 13 % seulement des réclamations au Défenseur des droits

Les gendarmes sont visés par 13 % seulement des réclamations portées devant le Défenseur des droits pour “manquements à la déontologie de la sécurité”, loin derrière les policiers (56,3 %) et les agents de l’Administration pénitentiaire (18,9 %).

Ces chiffres proviennent du rapport annuel 2018 du Défenseur des droits Jacques Toubon (depuis juillet 2014), présenté ce mardi. Au total, cette institution a traité 1.520 réclamations, en augmentation de 23,9 % par rapport à 2017.

Dans le détail, les principaux motifs de réclamation se répartissent ainsi : violences (29,1 %), refus de plainte (19,3 %), propos déplacés (11,2 %), manque d’impartialité (10,7 %), non respect de la procédure (9,9 %).

Interrogé par L’Essor de la Gendarmerie, sur le lanceur de balles de défense de 40 mm (LBD 40), arme dont il réclame “par précaution” la suspension, Jacques Toubon a révélé que sur les quelque 70 réclamations reçues depuis trois mois et demi, une trentaine portaient sur les “armes intermédiaires (LBD 40, grenades de désencerclement …).

Il a par ailleurs affirmé que ce type d’armes étaient surtout utilisées par des unités qui ne sont pas spécialisées dans le maintien de l’ordre, comme le sont les escadrons de gendarmerie mobile (EGM) et les compagnies républicaines de sécurité (CRS).

Il faut ouvrir sereinement le débat sur le maintien de l’ordre en France et faire évoluer ses méthodes”, a demandé le Défenseur des droits.

P-M.G

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10 Commentaires

  1. GD

    Aller on divise encore police et gendarmerie, vous en devenez adeptes, c’est usant, j’ai presque honte de vous entendre parler pour nous.

    • La rédaction

      Bonjour
      C’est votre interprétation qui ne correspond en rien au but de cet article. En aucun cas, nous souhaitons diviser policiers et gendarmes. Cordialement

      • Swol

        Je ne pense pas que le but visé est la division. Mais avoué tout de même que la présentation de certains de vos articles pourraient laisser penser que les méchants sont en face et que la maison gendarmerie sont les gentils.Je comprends que vous ne voulez pas écorné une certaine image du gendarme de st. Tropez. Maintenant,vous êtes sous la tutelle du Ministère de l,Intérieur et il faudra faire avec que celà plaise ou déplaise. Un ancien policier retraité.

    • Swol

      Voir mon commentaire,s,il est diffusé,je lis Souvant l,Essor et je trouve qu’,il y a du parti pris flagrant.Diviser je pense pas,irriter probablement surtout quand on est de la maison police.

      • GD

        Je suis gendarme et pourtant ça m’irrite, peut-être pas autant qu’un collègue d’en face mais suffisamment pour m’agacer.

        C’est pas parce qu’on est un journal pour gendarmes qu’il faut être pro gendarme, et à fortiori anti police.

        • La rédaction

          Bonsoir L’Essor relate des faits objectifs issus de la vie parlementaire, donc de nos élus, et n’en tire aucune conclusion anti police. Chaque lecteur a son libre arbitre et peut faire la part des choses surtout s’il est un professionnel des forces de sécurité. Cordialement

    • DEVILLE GERARD

      En effet je ne vois pas en quoi l’article ci-dessus en rajoute sur le débat police gendarmerie. Il est quand-même important de préciser que les gendarmes utilisent moins le flashs bal que la police. Je peux en témoigner ayant participé auX marches populaires des GJ. En tant qu ancien gendarme
      police = matraquage et tir à outrance
      Gendarmerie = bcp moins de problèmes et possibilité de dialogue.
      Il n’y aurait aucun problème si les forces de l’ordre acceptaient le dialogue impossible avec la police. J’ai saisi le défenseur des droits avec film à l’appui pour violences policières.

  2. Specialiser des Forces au maintien de l’ordre, d’accord mais cela veut dire davantage de formation ou d’effectifs. Cela passe par une augmentation de budget ou pouvoir se passer des personnes en formation lesquelles manqueront invariablement au personnel d’un commissariat lambda qui le plus souvent est déjà et depuis longtemps en sous-effectif.

  3. A propos des declarations du Défenseur des droits, alors que les manifestations sont de plus en plus violentes, il faut bien réagir. Dans le cadre du Mo, les règles sont strictes et bien encadrées. Quant à l’usage du LBD par certaines unites’ Soyons sérieux. On parle de formation, d’intervention de certaines unités…il faut repenser tout cela et le problème est plus profond. Effectifs à flux tendu, Consignes parfois floues, phénomènes de débordements par des manifestants qui ont compris le principe. N’attisons pas les querelles, repenser notre système de Mo et nous avons l’opportinute d’avoir un centre de formation et des zrespnsables competents. Le Mo face aux gilets jaunes et autres exaltés n’est pas le même que celui pratiqué en ZAD ou face à des gens qui revendiquent sans violences. Un principe important, certaines manifestations sont interdites et les individus viennent pour casser et taper sur les « flics ». Que faire? mais la violence entraîne la violence.

  4. Gerald Gobbi

    Je ne trouve pas l’article partisan, pour ma part. Il reste objectif et traduit une réalité quand au maintien de l’ordre : certaines forces de police, non formées, ont participé au maintien de l’ordre vaille que vaille … la BAC en particulier dans la”cogne” est une nécessité professionnelle vue ses théâtres d’opérations. A chacun sa spécialité… Mais le personnel politique, débordé et incompétent, gère toujours aussi mal le pays, la crise des gilets le prouve !
    Si la Gendarmerie est moins impactée par les dépôts de plaintes de manifestants, cela tient aux valeurs et aux personnels de l’Arme qui les portes fièrement et avec professionnalisme : la “gendarme attitude ” en somme.

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