samedi 17 août 2019
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Vincent Crase, au centre (Crédit photo: Sénat).
Vincent Crase, au centre (Crédit photo: Sénat).

Les affaires de Vincent Crase intéressent les sénateurs (vidéo)

Vincent Crase, mis en cause dans l’affaire des violences du 1er Mai, avait-il des affaires douteuses ? L’ancien chef d’escadron dans la réserve de la Garde républicaine à l’Elysée a été à plusieurs reprises interrogé sur ses activités professionnelles ce lundi 21 janvier par la commission des Lois du Sénat, qui poursuit ses auditions autour de l’affaire Benalla.

Lire aussi sur L’Essor : Affaire Benalla : les deux mis en cause sont des réservistes de la Gendarmerie

Tout d’abord, les élus ont cuisiné l’ancien salarié de la République en Marche sur un business dans la sécurité privée révélé par Mediapart. Le quotidien en ligne, dans un article publié à la mi-décembre 2018 avait révélé qu’un oligarque proche de Vladimir Poutine avait noué un contrat avec Mars, la société de Vincent Crase.

Au menu de ce contrat, qui s’est soldé par un paiement de 300.000 euros en juin 2018 selon Mediapart, la protection rapprochée pour les enfants et l’homme d’affaires. N’ayant pas l’agrément adéquat auprès du Conseil national des activités privées de sécurité, l’ancien enseignant sous-traitera cette prestation auprès d’une entreprise spécialisée.

Le commissionnement visé

Le contrat aurait été obtenu dans les semaines suivant le départ de Vincent Crase de la réserve de l’Elysée, le 4 mai. Contrairement à Alexandre Benalla, le réserviste aux multiples casquettes – il a été également détective privé et agent de sécurité privée – est très vite exclu du palais. Si Vincent Crase arrive à rebondir très vite, c’est parce que sa société Mars existe déjà.

L’ancien chef d’escadron dans la réserve avait toutefois omis de faire mention de cette entreprise lors de son intégration dans la réserve présidentielle, en novembre 2017. Il assume aujourd’hui cet oubli, expliquant qu’à l’époque il envisageait la fermeture de cette structure. Vincent Crase avait en effet en ligne de mire l’obtention d’un ”commissionnement“, c’est à dire un poste d‘officier commissionné. En clair, le réserviste espérait obtenir un contrat en bonne et due forme pour encadrer la réserve du palais de l’Elysée. Une évolution professionnelle évoquée par son ami Alexandre Benalla et l’encadrement militaire.

Le contrat avec l’oligarque sera finalement annulé après la révélation de l’affaire des violences de la Contrescarpe par le  quotidien Le Monde en juillet 2018. Craignant une mauvaise publicité, l’homme d’affaires met fin à cette affaire au terme de la période d’essai de trois mois, à la fin septembre 2018.

Lire aussi sur L’Essor : Le général Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée, a exclu Vincent Crase de la réserve de l’Elysée

Après l’audition tendue d’Alexandre Benalla, ce même jour, celle de l’ancien réserviste, beaucoup moins longue, restera très courtoise. “J’ai envie de tourner la page : aujourd’hui, je me consacre à l’écriture”, soulignera, très zen, Vincent Crase. Et d’ajouter à propos de certains de ses anciens camarades : “J’ai l’impression de ne plus exister [pour eux]. C’est le silence le plus complet. Ce n’est pas très grave.”

Gabriel Thierry

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