vendredi 25 septembre 2020
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Photo du major Christian Rusig lors de la cérémonie d'hommage organisée en 2016. (Photo DR)
Photo du major Christian Rusig lors de la cérémonie d'hommage organisée en 2016. (Photo DR)

Le meurtrier du major Rusig finalement condamné à 30 ans de prison en appel

Condamné initialement à la perpétuité pour le meurtre du major Christian Rusig, en novembre 2016, Loïc Gékière écope en appel de 30 ans de prison. Telle est la décision prise ce jeudi 25 juin 2020 par la cour d’assises de Haute-Garonne. Une peine assortie d’une période de sûreté de 18 ans.

“Il était important que le caractère volontaire de l’acte soit retenu”, a confié à la presse le général Jacques Plays, commandant la région de Gendarmerie Occitanie. Présent lors du procès, il représentait l’Institution et les camarades du sous-officier supérieur décédé en 2016. Christian Rusig avait alors été percuté par un conducteur à la suite d’une course-poursuite. Âgé de 55 ans, il avait finalement perdu la vie quelques heures plus tard à l’hôpital de Toulouse.

La peine ramenée à 30 ans de réclusion

En première instance, la cour d’assises de l’Ariège avait suivi les réquisitions de l’avocat général en condamnant Loïc Gékière à la perpétuité. Celui qui était alors trentenaire avait choisi de faire appel. Au final, sa peine est ramenée à 30 années de réclusion criminelle en appel. “Ce n’est pas l’essentiel”, poursuit le général Plays, ni “ce que souhaitait particulièrement la famille”. Selon lui, elle voulait la reconnaissance du caractère volontaire de l’homicide. Évoquant la volonté des gendarmes, le général salue la décision de la cour. “Nous souhaitions que la justice passe. Aujourd’hui, elle est passée et nous en sommes satisfaits.”

La famille, quant à elle, a vécu le verdict comme un soulagement. Interrogée par La Dépêche du Midi, Aurélie Rusig, la fille du major, ne cache pas son émotion, “épuisée, mais soulagée qu’il ne sorte pas”. “On a eu ce qu’on voulait. La justice a fait ce qu’il fallait, assure-t-elle. Nous allons enfin pouvoir passer à autre chose.

Nouveau coup d’éclat au procès

Comme lors de son premier jugement, l’accusé a d’ailleurs du être à nouveau expulsé suite à de nouveaux éclats de voix de l’accusé pendant l’audience. “Arrogant et explosif, parfois aux limites du supportable, l’homme aura mis se propres défenseurs à rude épreuve“, commente d’ailleurs un journaliste de La Dépêche présent au procès.

Lire aussi: Le meurtrier du major Rusig maintient qu’il s’agissait d’un accident

Celui qui cumulait déjà 24 condamnations avant son procès en mai 2019, dort désormais en cellule. Il devrait ainsi y passer, au minimum, les 18 prochaines années.

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