jeudi 4 mars 2021
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En maintien de l'ordre, la moindre action des gendarmes est filmée et les images aussitôt diffusées. (M.GUYOT/ESSOR)
En maintien de l'ordre, la moindre action des gendarmes est filmée et les images aussitôt diffusées. (M.GUYOT/ESSOR)

Le maintien de l’ordre vu par les chasseurs d’images

Lors des opérations de maintien de l’ordre, on a parfois l’impression qu’il y a sur le pavé trois groupes: des casseurs violents, les gendarmes qui leur font face et, entre les deux, une nuée de journalistes ou apparentés, équipés d’appareils photo, caméras et autres perches à selfies.

Lire aussi: Cet article fait partie de notre dossier consacré au maintien de l’ordre

Toutes ces images sont retransmises en direct sur les chaînes d’information en continu, qui tournent sans le son dans les bureaux des décideurs et dans les salles de commandement. Les manifestants diffusent les leurs au même moment sur les réseaux sociaux.

Cela pèse sur la temporalité du maintien de l’ordre et la pression de la hiérarchie. Le décideur politique voit en effet en boucle le moindre débordement, le moindre feu et va donc vouloir influer sur le cours des opérations. L’appel au préfet qui suit est alors promptement retransmis aux forces de l’ordre sur le terrain.

“Nous souhaiterions pouvoir utiliser ces images”

La Gendarmerie filme également les manifestations. Depuis 2011, elle a progressivement formé et mis en place dans ses escadrons des Cellules image ordre public (Ciop). Pour le haut du spectre, elle dispose de la Cellule nationale d’observation et d’exploitation de l’imagerie légale (Cnoeil). Equipée de drones et de réseaux, elle permet de transmettre en temps réel ses images à un poste de commandement.

Un appui précieux en zone rurale, comme lors de l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes. Mais son statut juridique en ville est bancal, comme l’a montré l’interdiction récente de leur utilisation par le Conseil d’Etat.

Ces images pourraient constituer un atout précieux dans la guerre de l’information à laquelle se livrent les manifestants en diffusant des morceaux choisis des interventions des gendarmes. Mais ils ne peuvent aujourd’hui les diffuser. “Nous souhaiterions donc, quand c’est nécessaire, pouvoir utiliser ces images pour rétablir la vérité et montrer l’action des forces de l’ordre, rappelait un membre du CFMG aux députés. Nous n’avons rien à cacher.”

Matthieu Guyot

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