samedi 26 septembre 2020
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Plan Vigipirate à Paris le 2 juillet 2016 (Photo d'illustration S.D/l'Essor).
Plan Vigipirate à Paris le 2 juillet 2016 (Photo d'illustration S.D/l'Essor).

Attaque terroriste au Louvre : le suspect a refusé de parler aux enquêteurs

Les enquêteurs ont tenté dimanche d’entendre l’auteur de l’attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre vendredi à Paris, mais celui-ci a refusé de parler à la police venue l’interroger sur son lit d’hôpital. Les investigations se poursuivaient par ailleurs pour établir formellement l’identité de l’assaillant, qui pourrait être Abdallah El-Hamahmy, un Egyptien de 29 ans arrivé en France il y a une semaine avec un visa touristique.

Après une première audition dimanche matin qui a tourné court, les enquêteurs ont tenté une nouvelle fois d’interroger le suspect mais ce dernier “refuse toujours de s’exprimer”, a indiqué une source judiciaire en début de soirée.

La garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures

Soigné à l’hôpital européen Georges-Pompidou pour des blessures sérieuses à l’abdomen après avoir été touché par les tirs de riposte d’un militaire, son état s’est nettement amélioré samedi, rendant les auditions “possibles” aux yeux du corps médical. D’autres auditions pourront être programmées au cours de sa garde à vue, commencée samedi à 18H45, et dont la durée peut aller jusqu’à 96 heures, comme le prévoit la loi dans les affaires de terrorisme.

Vendredi vers 09H50, dans la galerie marchande du Carrousel du Louvre, l’agresseur, une machette dans chaque main, a foncé sur une patrouille de militaires du 1 er  régiment de chasseurs parachutistes en criant “+Allah Akbar+”. Un premier soldat, originaire de Wallis et Futuna,  a été légèrement blessé au cuir chevelu, un second a tenté de repousser l’assaillant sans user de son arme, avant de tirer, à quatre reprises, le blessant grièvement. Dans un de ses sacs à dos, les enquêteurs ont retrouvé des bombes de peinture. Le Louvre, musée le plus fréquenté du monde, fermé après l’agression, a rouvert dès samedi.

CRS en surveillance sur la place Masséna à Nice en juillet 2016. (Photo S.D L'Essor).
CRS en surveillance sur la place Masséna à Nice en juillet 2016. (Photo S.D L’Essor).

Cette attaque a ravivé de douloureux souvenirs en France, où une série d’attentats jihadistes ont fait 238 morts en 2015 et 2016, et qui vit sous le régime exceptionnel de l’état d’urgence depuis quinze mois.

Plusieurs mystères demeuraient dimanche : l’homme hospitalisé est-il effectivement El-Hamahmy et, le cas échéant, quelles sont les motivations de ce jeune homme apparemment sans histoires, diplômé en droit et cadre commercial dans une entreprise aux Emirats arabes unis (EAU) ?

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