vendredi 10 juillet 2020
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Photo d'illustration (L'Essor).

L’ancien policier Bernard Squarcini mis en examen pour trafic d’influence

L’ancien patron du renseignement Bernard Squarcini a été mis en examen mercredi pour une longue liste de délits présumés, notamment pour trafic d’influence et détournement de fonds publics, dans une enquête portant sur ses activités depuis sa reconversion dans le privé.

Celui qui fut le numéro un du renseignement intérieur sous Nicolas Sarkozy, dont il est proche, a aussi été mis en examen par des juges du pôle financier pour faux en écriture publique, atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l’autorité publique, recel de violation du secret de l’instruction et compromission, a indiqué une source judiciaire.

Le détournement de fonds publics correspond à des soupçons d’utilisation des ressources de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) à des fins privées, selon une source proche de l’enquête.

“C’est un peu le panier de la ménagère (…) j’ai l’impression que l’on a fait appel à tout le code pénal”, a ironisé son avocat, Patrick Maisonneuve, à la sortie de l’interrogatoire chez les juges, après 48 heures de garde à vue à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). “La liste est longue mais cela tourne essentiellement autour des contacts avec des fonctionnaires de police en activité”, a relativisé l’avocat.

Mêlés à l’affaire, l’ancien patron de la police judiciaire parisienne Christian Flaesch, un ancien magistrat passé par plusieurs cabinets ministériels et aujourd’hui cadre sécurité dans le groupe de luxe LVMH, ainsi qu’un autre ancien cadre de ce groupe avaient aussi été placés en garde à vue avant d’être relâchés. Ils sont tous les trois convoqués ultérieurement chez les juges d’instruction pour de possibles mises en examen.

Enfin, un ancien collaborateur de Bernard Squarcini, en poste à la DGSI mais resté très lié à son ancien patron a été mis en examen notamment pour violation du secret professionnel, collecte frauduleuse de données personnelles et compromission du secret de la défense nationale, a indiqué la source judiciaire.

Après une longue carrière dans la police, où il a été n°2 des RG (Renseignements généraux), patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) puis de la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI, devenue DGSI), celui qu’on surnomme le “Squale” s’est reconverti dans le privé après avoir été évincé de son poste à l’arrivée de la gauche au pouvoir.

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