vendredi 25 septembre 2020
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L’alcool, première cause de mortalité au volant depuis 2006

L’alcool, en cause dans l’accident qui a entraîné la mort de deux policiers jeudi matin sur le périphérique parisien, est depuis 2006 le premier facteur de mortalité sur les routes françaises, avec près d’un tiers des tués (31,6%) en 2012, selon un rapport provisoire de la Sécurité routière sur l’accidentalité routière.

Alors que les contrôles d’alcoolémie sont en augmentation (80% des contrôles), le taux de mortalité lié à l’alcool ne baisse pas en France depuis plus de 10 ans: De 30,8% en 2000, il s’est établi à 28,3% en 2008 (son plus faible taux en 12 ans), pour remonter à 30,8% en 2010 et 2011, et atteindre 31,6% en 2012.

En 2012, plus de 1.000 personnes seraient décédées dans des accidents impliquant au moins un conducteur à l’alcoolémie positive. L’abus d’alcool est également responsable de près d’un quart des quelque 30.000 morts chaque année dans des accidents de la route dans l’UE, selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) de décembre 2012.

En France, le législateur a tenté de réduire ce taux à plusieurs reprises: après une première loi de prévention en juillet 1978, le taux d’alcoolémie autorisé au volant a été limité à 0,8 g par litre de sang en décembre 1983, puis réduit à 0,5g/l en septembre 1995. En octobre 1990 ont aussi été instaurés les contrôles d’alcoolémie à l’initiative des forces de l’ordre.

Alors que l’hypothèse d’une interdiction totale de l’alcool au volant pour les 18-24 ans va être étudiée au sein du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a indiqué mi-février qu’il n’imposerait pas l’éthylotest dans les véhicules.

Actuellement, en France, une alcoolémie supérieure à 0,5g/l entraîne au minimum un retrait de six points du permis de conduire,une amende forfaitaire de 135 euros, une immobilisation du véhicule et la suspension du permis. Au-delà de 0,8 g/l, le conducteur encourt également l’annulation de son permis et une peine de prison.

Mais l’alcool n’est pas le seul facteur de mortalité. Il est souvent aggravé par une vitesse excessive ou une consommation de cannabis. En 2012, la vitesse était responsable de 26% des accidents mortels. En 2011, la présence de cannabis a été détectée sur au moins un conducteur dans 11,5% des accidents mortels, que l’accident lui soit imputable ou non.

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