mercredi 21 avril 2021
Accueil / A la Une / La veuve de l’un des trois gendarmes tués à Saint-Just a “besoin de savoir”
Cyrille Morel, Rémi Dupuis et Arno Mavel, les trois gendarmes tués par un forcené à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, mercredi 23 décembre 2020. (Photos: DR - Linkedin et Facebook)
Cyrille Morel, Rémi Dupuis et Arno Mavel, les trois gendarmes tués par un forcené à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, mercredi 23 décembre 2020. (Photos: DR - Linkedin et Facebook - Montage L'Essor)

La veuve de l’un des trois gendarmes tués à Saint-Just a “besoin de savoir”

Son mari à trouvé la mort il y a trois mois avec deux autres gendarmes à Saint Just (Puy-de-Dôme), tués par un forcené. Séverine Morel a décidé de se porter partie civile car elle a “besoin de savoir” comment son mari est mort.

Lire aussi: “Scène de guerre” dans le Puy-de-Dôme: trois gendarmes tués et un autre blessé (actualisé)

L’épouse du lieutenant Cyrille Morel, a donné ce week-end une interview bouleversante au quotidien régional La Montagne. Le lieutenant Cyrille Morel, 45 ans, commandant en seconde la compagnie d’Ambert , a trouvé la mort dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020. Tué avec l’adjudant Rémi Dupuis, 37 ans, et le gendarme adjoint volontaire Arno Marvel, 21 ans. Les trois gendarmes portaient secours à une femme en butte aux violences de son mari. Celui-ci, un survivaliste radicalisé, Frédérik Limol les a tués avec un fusil d’assaut.

Lire aussi: Honneurs militaires aux trois gendarmes tués à Saint-Just rendus à Ambert ce lundi (actualisé)

Ne pas étouffer l’affaire

Séverine Morel, se retrouve donc veuve avec un fils de 12 ans et une fille de 15 ans. Elle raconte: “Au départ, on est complètement abattu. Puis on veut savoir mais on ne vous dit pas grand-chose”. Ajoutant: “La gendarmerie, c’est une grande famille mais quand il se passe quelque chose comme ça, c’est difficile derrière d’avoir des informations. Ensuite, on se dit qu’il faut faire quelque chose, pour comprendre”. 

A la mi-janvier, Séverine Morel se constitue donc partie civile pour avoir accès au dossier. “On a besoin de savoir. Mes enfants me posent des questions”. Elle dit “attendre des réponses” et ne veut pas “que l’on étouffe l’affaire“.

Communication à minima sur le déroulement du drame

Sur les circonstances de cette tragédie, la plus grave depuis l’attaque (quatre gendarmes tués) de la brigade de la brigade de Fayoué (Nouvelle-Calédonie) en 1988, les autorités communiquent à minima. Eric Maillaud, procureur de la République de Clermont-Ferrand, a tenu une conférence de presse le lendemain du triple meurtre. Il n’a pas repris la parole depuis.

Fin décembre 2020, le patron des gendarmes le général d’armée Christian Rodriguez a déclaré à La Montagne: “Nous devrons trouver les réponses aux questions que ce drame pose”.  Pour autant, la chronologie des faits n’est toujours pas connue. même si des décisions ont déjà été prises sur les matériels, notamment de protection.

Lire aussi: Le général Rodriguez veut professionnaliser les Psig

PMG

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.