jeudi , 24 juin 2021

Un des gendarmes de la brigade numérique en 2018 (Crédit photo: GT/L'Essor).
Un des gendarmes de la brigade numérique en 2018 (Crédit photo: GT/L'Essor).

La brigade numérique sur le pont 24h/24 et sept jours sur sept

Ils chattent 24h/24, sept jours sur sept, avec les Français. La mission des 20 gendarmes de la brigade numérique, installée dans un bâtiment de la caserne Guillaudot à Rennes, en Ille-et-Vilaine, est unique en son genre.

Il s’agit pour eux de répondre à toutes les questions que peuvent se poser nos concitoyens sans que ces derniers aient à se présenter dans une gendarmerie. Pour dialoguer avec un des militaires, il suffit de passer par les pages Facebook et Twitter de la Gendarmerie ou encore par le formulaire de contact et la boîte de dialogue sur le site officiel de l’Arme. Active depuis 2018, la brigade numérique couvre l’ensemble du territoire et même au-delà puisqu’elle répond parfois à des expatriés.

La brigade numérique traite en priorité les appels à l’aide

“Quand on voit la place que prend le numérique dans notre vie, il semblait logique que cette structure soit créée”, explique le lieutenant Sébastien Possémé, commandant de cette unité, au site actu.fr.

Les gendarmes répondent essentiellement à des questions d’ordre administratif. Mais ils peuvent également prendre les signalements. Les appels à l’aide liés aux violences conjugales et aux agressions sexuelles sont d’ailleurs toujours traités en priorité. Le site d’information locale rapporte ainsi comment une des opératrices avait aidé une femme séquestrée par son mari. En faisant remonter l’information au commandement local, elle avait permis qu’une patrouille viennent la délivrer. Une autre fois, cette gendarme avait ratissé le web pour parvenir à identifier un proxénète qui exploitait sa propre femme. Ses investigations numériques avaient débouché sur l’ouverture d’une information judiciaire.

Car, malgré la distance, les victimes ont parfois peur de parler. “Il faut gagner leur confiance et faire preuve de beaucoup d’empathie, souligne Sébastien Possémé. C’est d’ailleurs pour cette raison que nos prénoms apparaissent dans le chat”.

Elle peut consigner une main courante

Signalons toutefois que la brigade numérique ne reçoit pas les plaintes qui nécessitent un déplacement dans un commissariat ou une gendarmerie. Et qu’elle ne remplace pas le 17 pour les urgences. Ses opérateurs peuvent néanmoins consigner une main courante.

Lire aussi: Un nouveau chef pour la brigade numérique des gendarmes

La brigade numérique recevait en moyenne 250 demandes par jour lors des deux premières années de son existence. Mais le chiffre a explosé en 2020 avec pas moins de 750 sollicitations quotidiennes en moyenne – jusqu’à 3.000 pendant le confinement. De fait, l’activité fluctue beaucoup en fonction de l’actualité. “Quand le gouvernement annonce de nouvelles mesures, les requêtes explosent: les gens nous demandent s’ils pourront aller travailler, partir en vacances…“, confirme Sébastien Possémé. Mais quel que soit le volume des demandes à traiter, la brigade numérique ne faiblit pas. Et s’assure de répondre à chaque question qu’on lui pose du matin au soir, tous les jours de la semaine.

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