mercredi 30 septembre 2020
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Brigade gendarmerie Corbeny
De gauche à droite : Damien Ferrant, l'adjudant Thierry Méreau, Jean-Jacques Coquisart et Guillaume Gosse, posent devant Jules et l'exposition du centenaire. Crédit photo : gendarmerie de Corbeny

Jules, le gendarme centenaire de la brigade de Corbeny

Un nouvel engagé monte la garde à la brigade de gendarmerie de Corbeny, une commune de 740 habitants, située dans l’Aisne !

À l’occasion du centenaire de l’offensive du Chemin des Dames, le chef de la brigade, l’adjudant Thierry Méreau et son adjoint Guillaume Gosse, ont installé un gendarme très spécial à l’accueil de leur brigade. Baptisé Jules, ce tout nouveau coéquipier, fait de bois, porte l’uniforme des gendarmes d’il y a 100 ans.

Avec cette mascotte, c’est toute une exposition que la brigade a en fait réalisé au cœur de ses locaux avec équipements, armes, documents d’époque…

Interrogé par L’Essor de la gendarmerie, Thierry Méreau raconte comment lui est venue cette idée : « Une de mes connaissances, Jean-Jacques Coquisart, un passionné qui collectionne les mannequins, vêtements, armes, équipements issus particulièrement de la Grande Guerre, a accepté de nous prêter de quoi rendre un hommage pour le centenaire de ce conflit. Au-delà du matériel, il nous a aussi confié des documents appartenant à son grand-père », nous explique-t-il.

Rien n’a été laissé au hasard donc, même le prénom de la mascotte, Jules, qui est un hommage à l’arrière-arrière-grand-père de l’adjudant Méreau, gendarme à cheval il y a un siècle. « C’est super de pouvoir faire une chose pareille ! Savoir qu’en tant que descendants, 100 ans après, on peut faire honneur à la mémoire de mon arrière-arrière-grand-père et du grand père de Jean-Jacques Coquisart, c’est que du bonheur ! ».

Pour enrichir cette exposition, Jules sera bientôt rejoint par deux fantassins : un français et un allemand. « Nous les installerons autour d’un poêle, un verre de l’amitié à la main pour symboliser la réconciliation. »

Très bien accueilli, Jules reçoit de nombreuses visites. Parmi les personnes attendues, le député de l’Aisne, René Dosière devrait prochainement découvrir cette exposition. « Et pourquoi pas monsieur Hollande ? », lance l’adjudant. Le président de la République se rendra dans la région à l’occasion des cérémonies de commémoration et la brigade espère bien, d’ici-là, lui donner envie de venir voir ces objets d’exception exposés à Corbeny jusqu’à fin avril.

Une autre image de la gendarmerie

A travers cette initiative, l’adjudant Méreau souhaite « montrer une autre image de la gendarmerie, celle de la proximité et de l’accueil. Pas simplement celle de la répression. La gendarmerie est à disposition des citoyens, parce qu’on aime ça nous, la proximité et le contact. »

La bataille du Chemin des Dames, seconde bataille de l’Aisne pendant la Première Guerre mondiale ou « offensive Nivelle », commence le 16 avril 1917. Elle fut meurtrière et à l’origine d’une série de mutineries sans précédent dans les rangs français. Lors de cette offensive, Corbeny fut complètement rasée et perdit son prieuré et son église du XIe siècle.

JR

 

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