lundi 28 septembre 2020
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Elsa, femme gendarme

Journée internationale des droits des femmes, une jeune gendarme témoigne

 

Il y a quelques jours, France 2 diffusait le portrait d’Elsa, 27 ans, lieutenante commandant un peloton de gendarmerie mobile, depuis 3 ans. Cette Saint-Cyrienne, sortie dans la botte de l’Ecole spéciale militaire, évoque les difficultés rencontrées comme femme, dans un monde majoritairement masculin.

La gendarmerie mobile accueille depuis plusieurs années des femmes officiers dans ses escadrons et depuis deux ans les premières femmes sous-officiers.

Préjugés, sexisme… Elsa doit parfois faire face à des difficultés sur le terrain du fait de son sexe et de son âge : « Je suis jeune, alors quand il faut rappeler à l’ordre un homme de 40 ou 50 ans, il n’a pas trop envie de se faire faire la morale par une jeune fille de 27 ans. Avec ceux qui ne m’écoutent pas, il suffit de hausser un peu la voix et ça marche mieux. »

 La jeune femme confie : « C’est sûr que je me sens plus belle en civil… Quand je suis en uniforme, je ne suis pas là pour être belle, mais pour imposer la force. Si je devais être toute maquillée et manucurée en uniforme, cela aurait un impact psychologique. Plus je suis féminine en uniforme, et moins les hommes en face me respectent. Si j’ai une mèche qui dépasse un peu ou que je suis maquillée, on voit que les gens en face considèrent que je suis une minette. Quand je leur dis ce qui ne va pas, ils peuvent me dire : ‘Ma belle, tu ne nous fais pas peur’. »

Faire ses preuves

Quand elle parle de ses collègues masculins, elle évoque la nécessité de faire ses preuves et la crédibilité à gagner : “Quand on arrive comme chef dans un escadron où il n’y a pas de femme, il faut faire ses preuves. Au début, il y a toujours la petite crainte de se dire : ‘Va-t-elle pouvoir nous suivre, courir aussi vite, porter le matériel ?’ Je dois être capable d’avoir une crédibilité dans mon commandement et d’être à la hauteur de leurs attentes, de ce qu’on demande à un peloton d’intervention. Je ne peux pas leur demander d’être au top si je ne le suis pas moi-même.”

 Découvrez l’interview d’Elsa sur le site de France Info : http://www.francetvinfo.fr/societe/video-13h15-plus-je-suis-feminine-en-uniforme-et-moins-les-hommes-en-face-me-respectent-affirme-une-jeune-gendarme_2079187.html.

JR

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Un commentaire

  1. Brondeau

    Elsa, femme gendarme – J’ai eu l’honneur de commander l’une des premières femmes Gendarme, cela ne m’a posé aucun problème. Après une mise au point avec le personnel elle a été acceptée et considérée comme Gendarme à part entière.

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