mardi 24 novembre 2020
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Jeff Mercier, gendarme secouriste au PGHM d'Ajaccio, explore les crevasses d'Islande pour le plaisir de les gravir (Photo: Christopher Shand)
Jeff Mercier, gendarme secouriste au PGHM d'Ajaccio, explore les crevasses d'Islande pour le plaisir de les gravir (Photo: Christopher Shand)

Jeff Mercier, gendarme de PGHM, dans la glace des crevasses d’Islande

Secouriste au PGHM d’Ajaccio, l’adjudant-chef Jeff Mercier est un spécialiste de la cascade de glace. Son goût pour l’aventure et l’exploration le pousse toujours plus loin, à la recherche de lieux inédits pour pratiquer sa passion. Une quête qui l’a notamment déjà mené en traineau à chiens aux confins de la Laponie ou sur les icebergs du Groënland.

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A l’automne dernier, c’est sur les crevasses islandaises que Jeff Mercier a jeté son dévolu. Ou plutôt au fond de celles-ci puisqu’il est descendu dans les entrailles de ces anfractuosités aux parois glacées pour en sortir à l’aide des ses piolets et crampons. Un défi sportif et personnel immortalisé par le photographe Christopher Shad qui l’accompagnait dans cette aventure.

La cascade de glace, un art dangereux

Photo: Christopher Shand

Alors qu’il explorait avec bonheur les méandres des glaciers islandais, Jeff Mercier était assuré par un grimpeur local, Matteo Mucci, italien installé dans la région.

Photo: Christopher Shand

La cascade de glace est un art dangereux. Le grimpeur doit frapper dans le support pour créer ses prises. Et celui ci est parfois fragile, très fin ou simplement mal accroché à la roche sur laquelle il repose. Par ailleurs, les chutes avec des crampons aux pieds sont rarement anodines. Ceux-ci peuvent en effet se planter dans les chairs du grimpeur ou se planter dans la glace, stoppant net la chute et tordant ou brisant au passage les articulations des jambes.

Photo: Christopher Shand

Grimper dans le fond du glacier permet de parcourir des toits de glace. Une configuration rare. “La cascade en général c’est vertical car l’eau ruisselle”, rappelle Jeff Mercier alors qu’ici “la palette de jeu explose avec toutes les pentes possibles, des toits, des gros dévers, des piliers de glace…”

Le prochain projet de Jeff Mercier? Gravir 100 mètres de glace d’un seul trait

Son prochain projet? Trouver une paroi la plus verticale et profonde possible pour la gravir d’un seul jet. Un graal qui devrait se trouver au fond d’une crevasse. Les cascades de glace, elles, obligent en effet le plus souvent à adopter des itinéraires sinueux qui provoquent des frottements de la corde. La résistance qui se crée alors peut être très importante et obliger le grimpeur à fractionner son ascension.

Photo: Christopher Shand

“Je cherche un puits vertical de 100 mètres de profondeur”, explique Jeff Mercier. A en croire ses expéditions précédentes, lorsqu’il a une idée en tête, elle ne tarde pas à se réaliser. Pas sûr que son précédent record, 60 mètres d’une seule envolée, tienne longtemps.

Matthieu Guyot

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