mardi 13 avril 2021
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Jean-Vincent Placé avait tenté d'embrasser la gendarme et de la faire monter chez lui. Photo d'illustration (S.D/L'Essor).
Jean-Vincent Placé avait tenté d'embrasser la gendarme et de la faire monter chez lui. Photo d'illustration (S.D/L'Essor).

Jean-Vincent Placé condamné pour “harcèlement sexuel” sur une gendarme

Pour cause d’actualité judiciaire chargée, c’est seulement quinze jours après sa condamnation que l’information été dévoilée. Lundi 1er mars, l’ancien sénateur et secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé, 53 ans, a été condamné à 5.000 euros d’amende pour “harcèlement sexuel” sur une gendarme.

Les faits, rappellent Le Monde, remontent au 25 octobre 2016. Ce soir-là, Jean-Vincent Placé, alors membre du gouvernement de Manuel Valls, rejoint son logement de fonction après le diner. Devant son appartement situé dans le 7e arrondissement de la capitale, se trouve une gendarme en faction pour veiller à la sécurité du bâtiment. Il tente de l’embrasser sans son consentement. “Venez avec moi et vous verrez, ça va être sympa”, lui aurait-il ensuite glissé en l’invitant à monter chez lui.

“La négation de l’uniforme et de la fonction”

La gendarme ayant prévenu sa hiérarchie, Jean-Vincent Placé avait présenté ses excuses. L’affaire aurait pu en rester là. Mais la victime a finalement décidé de porter plainte en 2020, après avoir longuement hésité. Une autre affaire, dans laquelle elle était entendue comme témoin, a agi comme un déclic. “Cette histoire a eu un impact fort, elle a été mal vécue par ma cliente. En tant que femme, et parce que c’est la négation de l’uniforme et de la fonction“, explique Me Claisse au quotidien national.

Du côté de la défense, on assure que “M. Placé a reconnu les faits et accepté la proposition de peine faite par le procureur de la République, qui lui semblait juste et raisonnable”. Selon Le Monde, le jugement a en effet eu lieu dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance de culpabilité. Une procédure de plaider-coupable qui assure une certaine confidentialité. L’ancien secrétaire d’État doit également verser 2.000 euros de dommages et intérêts à la victime, pour le préjudice moral.

Privé du Mérite

Jean-Vincent Placé avait déjà fait eu maille à partir avec la justice en septembre 2018. Reconnu coupable d’avoir quelques mois plus tôt importuné et poussé une cliente dans un bar parisien au cours d’une soirée bien arrosée, puis insulté les policiers venus lui demander des comptes, il avait écopé de trois mois de prison avec sursis et de 1.000 euros d’amende.

A la suite de cette première condamnation, il avait été suspendu en janvier 2020 du droit de porter pendant un an sa décoration de chevalier dans l’ordre national du Mérite. Cette dernière lui avait été décernée en mai 2010.

Lire aussi: L’Etat condamné à payer 25.000 euros à un officier de Gendarmerie victime de harcèlement moral

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2 Commentaires

  1. MICHELE HUART

    Bravo , Justice est faite pour une fois ! Tous ces Politiques qui s’imaginent que leur statut leur permet beaucoup de choses : c’est inacceptable .

  2. le misanthrope

    On appréciera à sa juste valeur la remarquable discrétion observée par les médias sur cette affaire.
    “L’actualité judiciaire chargée” qui aurait soit disant retardé la diffusion de cette information a bon dos.

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