lundi 17 juin 2019
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L'attaque de ce poste de police de proximité, le 27 septembre 2003 dans le quartier sensible l'Ousse-des-Bois, avait suscité une vive émotion à Pau. Nicolas Sarkozy s'était rendu à Pau et avait promis l'arrestation des incendiaires dans un délai de trois mois.

Incendie d’un poste de police à Pau : acquittement général en appel

L’attaque de ce poste de police de proximité, le 27 septembre 2003 dans le quartier sensible l’Ousse-des-Bois, avait suscité une vive émotion à Pau. Nicolas Sarkozy s’était rendu à Pau et avait promis l’arrestation des incendiaires dans un délai de trois mois.

Les huit hommes poursuivis pour l’incendie d’un poste de police en 2003 à Pau ont été acquittés mercredi par la cour d’assises de Haute-Garonne, comme ils l’avaient été en première instance, en 2005, par les assises des Pyrénées-Atlantiques. Des peines de 8 ans d’emprisonnement avaient été requises contre quatre des huit prévenus. A l’énoncé du verdict, les trois policiers présents dans le poste de police lors de l’incendie, sont sortis de la salle.

“Les collègues sont particulièrement choqués par le verdict, ils s’attendaient à des condamnations. Puisque la justice en a décidé ainsi, il faut continuer à rechercher les coupables pour que ne règne pas un sentiment d’impunité”, a dit à l’AFP Luc Escoda, secrétaire pour Midi-Pyrénées du syndicat de police Alliance. “Je regrette l’intervention du ministre de l’Intérieur de l’époque (Nicolas Sarkozy, ndlr) qui avait demandé que l’enquête soit terminée en moins de trois mois, ce qui n’a pas permis aux enquêteurs de faire leur travail en toute sérénité”, a déclaré un des avocats de la défense, Pierre Blazy. “Ce sont cinq ans de combat qui s’achèvent dans le cadre d’une enquête médiocre qui aurait pu, hélas, faire condamner des innocents. Je demande que la garde des Sceaux, comme dans l’affaire d’Outreau, présente ses excuses aux huit acquittés au nom de l’institution judiciaire”, a ajouté un autre avocat de la défense, Thierry Sagardoytho.

Les avocats de la défense ont déclaré qu’ils allaient poursuivre l’Etat en réparation des préjudices subis et rechercher la responsabilité de la puissance publique dans le traitement de l’instruction.

Pour sa part, l’avocate des trois policiers, Sylviane Mercier, a estimé que “la chancellerie devrait s’inquiéter de l’état de démoralisation d’un certain nombre de magistrats et des séquelles de la lame de fond que représente le scandale de l’affaire Outreau”.

L’attaque de ce poste de police de proximité, le 27 septembre 2003 dans le quartier sensible l’Ousse-des-Bois, avait suscité une vive émotion à Pau. Nicolas Sarkozy s’était rendu à Pau et avait promis l’arrestation des incendiaires dans un délai de trois mois. Trois mois plus tard, la majorité des accusés avait été interpellée. Après l’acquittement des accusés en 2005 par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques, le parquet général, qui avait requis des peines allant de 6 à 12 ans de prison à l’encontre des accusés, avait interjeté appel.

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