vendredi 14 mai 2021
Accueil / A la Une / Il crache sur un gendarme: 18 mois de prison dont 8 avec sursis
Il crache sur un gendarme: 18 mois de prisons. Illustration ((Photo : Flickr)
Il crache sur un gendarme: 18 mois de prisons. Illustration ((Photo : Flickr)

Il crache sur un gendarme: 18 mois de prison dont 8 avec sursis

18 mois de prison dont 8 avec sursis. Un homme qui avait insulté et craché sur un gendarme à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, a été lourdement sanctionné par le tribunal de Perpignan. Il faut dire qu’en ces temps de pandémie, la justice se montre intransigeante avec ce genre de comportement.

Il crache sur un gendarme

Les faits remontent au 16 janvier dernier. Un homme jette des objets depuis le balcon de son domicile. Les gendarmes de Rivesaltes se rendent sur place. Il s’agit d’un différend conjugal. Sa compagne explique que son conjoint l’a giflé, menacé et qu’il a volé son téléphone. Ivre et sous l’emprise du cannabis, l’homme en question est incapable de se maîtriser. “Gendarme de m… Je crache, je tousse et je te donne le Covid”, postillonne-t-il sur l’un d’eux.

Maîtrisé et conduit à l’hôpital, le prévenu se montre toujours aussi vindicatif, insultant copieusement infirmiers et médecins. Un comportement qui va justifier sa mise en détention et une procédure de comparution immédiate, retardée après que l’homme ait demandé à préparer sa défense.

L’angoisse du gendarme dans l’attente de son test Covid

A la barre, ses arguments semblent pourtant bien faibles. En larmes, le prévenu jure qu’il n’est pas violent quand il est sobre. La réplique du juge tombe, lapidaire: “Mais vous buvez tout le temps!” Et pour cause. Les rapports médicaux ainsi que les différents témoignages corroborent les faits de violences conjugales. Idem pour celles commises contre les gendarmes. L’homme est en plus un récidiviste d’après L’Indépendant qui rapporte l’affaire.

“En cette période, cracher ou tousser sur quelqu’un, ce sont des violences”, accuse le conseil de la partie civile décrivant l’angoisse du gendarme dans l’attente de son test Covid.

Lire aussi: Un gendarme exhibitionniste condamné par le tribunal de Charleville-Mézières

“Sa souffrance de savoir ses enfants placés en famille d’accueil a tout induit. Alors il a bu. Il sait qu’il doit rester sobre. Une obligation de soins serait la solution”, a tenté de plaider son avocat. Un vœu qui ne sera pas exaucé par le tribunal. Maintenu en détention, le prévenu est condamné à 18 mois dont 8 avec sursis. Il a en outre interdiction d’entrer en contact avec sa victime.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.