mardi 29 septembre 2020
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Photo d'illustration (S.D L'Essor).

IGPN : la “police va plutôt mieux” mais pas toujours “exemplaire”

La police, en dépit de la multiplication d’affaires retentissantes de corruption, “va plutôt mieux”, mais n’est pas toujours exemplaire, selon l’Inspection générale de la police (IGPN) qui contrôle les 145.000 policiers.

“L’institution police va plutôt mieux”, il “ne faut pas s’attacher à quelques cas médiatiques” de corruption, a plaidé jeudi la “patronne” de l’IGPN (“police des polices”) Marie-France Moneger-Guyomarch en présentant le bilan 2014 de son service surnommé, dans le jargon policier, les “boeuf-carottes”.

En 2014, par rapport à 2013, a détaillé la responsable, il y a eu une augmentation de quelque 7% des saisines de l’IGPN par la justice. Pour près de la moitié, des affaires de “violences volontaires”, le reste se partageant entre affaires de vols, faux en écriture ou – peu, 43 cas – de corruption.

S’agissant des enquêtes administratives sur les “manquements” de fonctionnaires, autre spécialité de la “police des polices” sur injonction du ministre de l’Intérieur ou des hiérarques policiers, il y en a eu 257. 125 policiers ont fait l’objet d’avertissements ou de blâmes, 85 renvoyés devant un conseil de discipline. La plupart des “manquements” sont liés “au devoir d’exemplarité”, de déontologie ou de “probité” tels la fréquentation de voyous ou des violences hors service.

Mme Moneger a aussi relevé le nombre croissant des violences contre les policiers, en intervention notamment, évoquant “ceux qui se font rouler dessus en voiture” lors de contrôles, par exemple. Elle a aussi évoqué la plateforme internet qui, depuis septembre 2013, permet à un quidam de signaler des dérapages. 3.162 signalements en 2014, entre 200 et 250 par mois, “assez peu” au regard des 2,5 millions d’interventions policières annuelles, selon elle.

Côté armes, létales ou non létales, l’IGPN a observé un recours “de plus en plus fréquent” aux secondes. Et mis en garde sur l’usage de celles à courte portée de tir, tel le flashball, qui provoquent parfois de graves blessures. Il faut favoriser les armes défensives à longue distance, préconise l’IGPN, “le flashball est dépassé”, a dit un autre responsable, David Chantreux.

“Nous sommes saisis davantage pour des affaires de drogue”, a aussi consenti Mme Moneger, “les policiers ne sont pas à l’abri, nous sommes et serons particulièrement vigilants”. Depuis 2011 une longue série d’affaires, confiées à l’IGPN, ont ébranlé l’institution policière : présumés trafic ou détournement de drogues, de viol ou encore des affaire de fuites comme celle qui a coûté sa place à l’ancien “patron” de la PJ parisienne Bernard Petit.

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