dimanche 21 juillet 2019
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Exercice d'interpellation d'un peloton d'intervention de gendarmes mobiles (Photo M. Guyot/Essor)

Humanité, discernement et rigueur: la gestion par les gendarmes des gardes à vue saluée

Elle a visité en tout 18 locaux de garde à vue de la Gendarmerie nationale. Adeline Hazan, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, se penche dans son rapport d’activité 2018 sur les cellules des gardés à vue. Son constat mesuré délivre des bons points pour les gendarmes, mais souligne également des faiblesses à améliorer.

Adeline Hazan loue ainsi “le caractère humain de la prise en charge dans les unités de Gendarmerie”. “Exceptionnellement, certaines fournissent de la nourriture fraiche ou du tabac, la plupart permettent la prise de repas dans une salle de repos, indique-t-elle. La quasi-totalité des unités visitées acceptent que les familles apportent des repas, du linge de rechange ou de toilette.”

Discernement

De même, la contrôleure salue l’utilisation, en général “avec discernement” des moyens de contrainte. “Les fouilles et leur inventaire sont effectués avec rigueur”, poursuit-elle, remarquant également une notification des droits “en principe soigneuse”. Si les droits des personnes gardées à vue “font le plus souvent l’objet de l’attention des officiers de police judiciaire“, Adeline Hazan regrette cependant “quelques habitudes fâcheuses“. Dans sa ligne de mire, le “retrait systématique des lunettes et soutien-gorge voire, plus rarement, des chaussures”.

Lire aussi sur L’Essor: Garde à vue : d’importantes différences entre la Gendarmerie et la Police

Le constat d’Adeline Hazan sur les locaux de garde à vue eux-mêmes est plus mesuré. De manière générale, elle remarque que ces derniers “sont le plus souvent sommaires“. Ces cellules “ne sont pas toujours chauffées“, souligne-t-elle, ajoutant que l’une d’entre elles a été mise hors service à la suite d’une visite réalisée par ses services.

Disparités

La contrôleure distingue cependant la situation selon la taille des unités. Les plus importantes sont “bien équipées“, avec par exemple des douches. Dans les unités de plus petite taille, si les locaux sont bien entretenus, la contrôleure note l’absence de locaux d’anthropométrie, pour l’examen médical et pour un entretien avec son avocat. “Les auditions se font souvent dans les bureaux, parfois collectifs, des officiers de police judiciaire“, ajoute la contrôleure.

Enfin, Adeline Hazan appelle à des changements dans la surveillance de nuit, “le principal point de faiblesse du dispositif de la Gendarmerie pour les gardes à vue”. “Les unités où les personnes placées en chambre de sûreté ne sont surveillées que par des rondes, et parfois même ne disposent pas d’un bouton d’appel, demeurent trop nombreuses“, regrette-t-elle. La solution, pour la contrôleure, pour pallier à ce problème? Conduire les personnes détenues dans une “unité voisine de Police ou de Gendarmerie dans laquelle une présence constante est assurée”.

G.T.

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Un commentaire

  1. Mallard

    Il faut mettre ces voyous dans des chambres d hotel de luxe. Petit déjeuner continental foie gras caviar et tout le toutim massage a volonté télé grand écran console de jeux et leur faire des courbettes en plus
    Pauvre France

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