jeudi 1 octobre 2020
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Paris, le 15 mai 2012, passation de pouvoir entre Francois Hollande et Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysee. (Photo M. Guyot/Essor)
Palais de l’Élysée (Photo d'illustration M. Guyot/Essor)

Hollande va recevoir les syndicats de policiers et les conseillers gendarmerie

François Hollande rencontrera mercredi les organisations représentatives de la police nationale, puis le Conseil de la fonction militaire de la gendarmerie, a annoncé ce dimanche soir l’Elysée.
Ces rendez-vous sont annoncés alors que le gouvernement s’emploie depuis une semaine à apaiser un mouvement de grogne des policiers, qui réclament notamment plus d’effectifs et de moyens matériels, et des peines sévères pour leurs agresseurs.
Dimanche après-midi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, a rencontré deux policiers issus du mouvement de protestation en marge d’un déplacement au commissariat de Créteil (Val-de-Marne).
Dans une interview à la Voix-du Nord diffusée dimanche sur le site du journal, le ministre de l’Intérieur assure, à propos de la rencontre à
l’Elysée et des concertations prévues à partir de lundi avec les policiers dans les départements, que “tous les sujets sont sur la table”.

Le président de la République, François Hollande (Photo M. Guyot/Essor)
Le président de la République, François Hollande (Photo M. Guyot/Essor)

 

“Sur la question de la légitime défense, le débat doit aller à son terme”, assure le ministre en réponse à l’une des revendication des policiers qui réclament “une révision du cadre juridique d’emploi des armes”.
Dans un entretien au Journal du Dimanche, le patron des policiers Jean-Marc Falcone s’est lui positionné contre la révision de règles de la légitime défense.
“Quant à changer les textes actuels, on peut toujours y réfléchir mais je n’y suis pas favorable à ce stade, considérant que les règles d’emploi des armes ont été récemment élargies par la loi du 3 juin 2016″, renforçant la lutte contre le crime organisé et le terrorisme”.
Pour Jean-Marc Falcone, les policiers, victimes de l’agression au cocktail Molotov à l’origine du mouvement de grogne, auraient “tout à fait pu tirer” car ils étaient à son sens en état de légitime défense.
Le mouvement de grogne des policiers, qui est hors cadre syndical, a démarré le 17 octobre en région parisienne, avec une spectaculaire manifestation nocturne sur les Champs-Élysées, de policiers exaspérés par l’attaque au cocktail Molotov de quatre de leurs collègues, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne).
En bravant le devoir de réserve, le mouvement s’est ensuite propagé dans de nombreuses villes, avec des rassemblements quotidiens de quelques dizaines à plusieurs centaines de policiers selon les villes.
Samedi soir, quelques centaines d’entre eux ont manifesté pour la sixième fois de la semaine à Paris. Des rassemblements ont également eu lieu à Strasbourg et Nancy.

AFP

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