jeudi 28 mai 2020
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Halte aux violences  contre les forces de l’ordre : l’opinion d’un responsable de l’UNPRG

Dans l’édito du président du journal « L’Essor » du mois de juillet 2016, je dénonçais au nom de l’UNPRG l’augmentation chronique des violences commises à l’égard des forces de l’ordre et en particulier des gendarmes. Je mettais en cause le laxisme de nos gouvernants et surtout le manque de moyen pour remédier à cet état de fait.

Depuis 1995, des alertes sérieuses ont dénoncé la réelle menace d’aujourd’hui du terrorisme dont les exactions et les actes de barbarie ne font que se multiplier sur notre territoire national. Malheureusement, des mesures adaptées et concrètes à cet avertissement n’ont jamais été prises. Au contraire, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) c’est l’inverse qui s’est produit (baisse des effectifs et des moyens).

Dans un article paru dans la revue « Le Trèfle » le général (2s) Jean-Louis Drevon évoque la dualité entre le devoir de réserve des militaires et le droit d’expression de tout citoyen. Il donne en exemple le cas du général Bertrand Soubelet, responsable des opérations et de l’emploi à la DGGN. Son intervention devant la commission parlementaire en décembre 2013, logique dans son constat et ses revendications sur la situation préoccupante du moment lui ont valu sa révocation.

Il ne fait aucun doute, que dire la vérité à des personnes chargées de prendre des mesures adaptées aux situations graves actuelles (atteintes aux représentants de l’ordre, actes de barbarie, attentats….) ne relève pas d’un crime de lèse majesté. Les propos tenus, sont la réalité d’aujourd’hui, il est regrettable que l’on puisse sanctionner « un visionnaire averti » en prétextant le devoir de réserve de tout militaire.

Nous sommes en guerre contre le terrorisme. Certes l’état d’urgence prolongé peut être dissuasif, mais les moyens font cruellement défaut et les personnels s’essoufflent, la mise en place d’une Garde nationale (ressortie des cartons) n’est pas pour demain. Ce n’est pas en prenant des mesures de circonstance dérisoires où des décisions politiques sans lendemain que l’on pourra ramener le calme et rassurer la population.

La fronde des policiers, qui descendent maintenant dans la rue pour manifester un raz le bol, est un signal fort vis-à-vis des « politiques » de tous bords. Il est urgent de prendre des décisions adaptées aux réalités de la situation et non des promesses qui ne seront pas tenues.

Au dessus de l’état d’urgence, il existe un dernier stade que personne n’évoque. Il s’agit de la Défense opérationnelle du Territoire (DOT) où ce ne sont pas les « civils » mais les  « militaires » qui seront les donneurs d’ordres sur le terrain pour éradiquer, sur l’ensemble du territoire, la radicalisation islamique en particulier dans les zones de non droit qui se multiplient. Encore faut-il prévoir les moyens nécessaires pour pouvoir la décréter et revenir à un Etat régalien ?.

La gendarmerie, serait directement concernée, en particulier dans le domaine du renseignement. Elle se doit de retrouver toute la place qu’elle avait auparavant dans cette mission sur 95 % du territoire avec l’utilisation de moyens modernes de surveillance (caméras, drones, veille informatique…)

Jean-Pierre Virolet, premier président national adjoint de l’UNPRG

Un commentaire

  1. Sa

    Je suis policier retraité depuis maintenant 8 ans 14 ans en police des frontières et 21 ans en compagnie républicaine de sécurité en qualité de major de section ,puis chef de service.De toute ma carrière ,je n ai eu que de très bons rapports professionnels et amicaux’ avec l ensemble des gendarmes que j ai eu à côtoyer .J e reconnais quelques fois des divergences souvent liés à un excès de zèle dans certaines situations de part et d autres et qui souvent se règlent par un verre de l amitié.Oui la bonne époque où chacun se respecte. J ai suivi l audition par les parlementaires de votre général révoqué à qui j apporte tout mon soutien pour avoir eu le courage de dénoncer un laxisme caractérise dans la suite judiciaire donnée à la recrudescence des vols dans le secteur en question.J ai connu pour ma part ce genre de situation dans un parquet de la grande couronne parisienne .Interpellation en flagrant délit d un individu pour dégradation véhicule et vol ,17 fois interpellés ,reconnu par le majistrat qui déclare il n’y auras pas de 18 fois et ce dernier et ressorti libre,alors que notre procédure était à peine finie. Je comprends la colère. Andre major honoraire de police

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