lundi 14 octobre 2019
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La ministre de l'Intérieur a estimé qu'il y avait, en Guadeloupe, "une évolution de la situation qui appelle une évolution de notre action". "Il ne s'agit plus simplement d'encadrer des manifestations et de prévenir des troubles, mais nous devons aussi lutter contre des violences urbaines"

Guadeloupe : quatre escadrons en renfort

La ministre de l’Intérieur a estimé qu’il y avait, en Guadeloupe, “une évolution de la situation qui appelle une évolution de notre action”. “Il ne s’agit plus simplement d’encadrer des manifestations et de prévenir des troubles, mais nous devons aussi lutter contre des violences urbaines”

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé mercredi que “quatre escadrons de gendarmes mobiles” allaient rejoindre la Guadeloupe dès mercredi soir, après la mort d’un syndicaliste tué par balles à Pointe-à-Pitre. La ministre a annoncé ces renforts devant la presse, à l’issue d’une réunion qu’elle a tenue avec le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo, les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, le directeur central de la Sécurité publique et le directeur de la Sécurité civile.

Selon elle, il y a en Guadeloupe “une évolution de la situation qui appelle une évolution de notre action”. “Il ne s’agit plus simplement d’encadrer des manifestations et de prévenir des troubles, mais nous devons aussi lutter contre des violences urbaines”, a-t-elle expliqué. “Dès lors, quatre escadrons de gendarmes mobiles vont rejoindre ce soir (mercredi) la Guadeloupe pour renforcer les moyens disponibles sur le territoire”, a-t-elle ajouté.

Un escadron représente “70 militaires sur le terrain”, a précisé le général Roland Gilles, directeur général. Avant l’arrivée de ces quatre nouveaux escadrons, les forces de sécurité intérieure en Guadeloupe représentaient 1.000 gendarmes et 993 policiers, tandis qu’ils sont 1.000 policiers et 850 gendarmes en Martinique.

La ministre a également indiqué que “des équipes et des moyens spécialisés (étaient) envoyés en soutien des groupes d’intervention locaux de la police et de la gendarmerie”. Se déclarant “déterminée à agir avec sérénité mais avec fermeté pour rétablir l’ordre public et les conditions du dialogue républicain” outre-mer, Mme Alliot-Marie est revenue sur les événements de la nuit précédente au cours desquels un syndicaliste a été tué par des tirs provenant d’un barrage.

La victime “a subi des tirs au moment où la voiture où il se trouvait approchait d’un barrage”, a poursuivi la ministre en soulignant que “les forces de police, qui ont été averties et appelées, n’ont pas pu aller sur place, car elles ont subi des tirs et trois policiers ont été blessés”. Ce n’est que “plus de deux heures après qu’il a été possible d’accéder au véhicule et de constater que la personne qui avait reçu un projectile était décédée”, a-t-elle dit. Elle a réitéré en outre ses propos tenus à l’Assemblée nationale, selon lesquels “les pillages, les exactions, les violences contre les personnes ne sont pas tolérables et elles ne seront pas tolérées”.

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