dimanche 22 septembre 2019
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Goodyear : la manif la plus violente contre la police parisienne depuis plusieurs années

La manifestation des salariés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord, jeudi devant le siège de la société à Rueil-Malmaison, est “la plus violente” contre les forces de l’ordre qu’ait connue la préfecture de police de Paris depuis plusieurs années, a-t-elle assuré vendredi.

“C’est la manifestation la plus violente qu’on ait eue sur Paris depuis au moins quatre ou cinq ans”, affirme le directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Alain Gibelin, depuis 27 ans dans le métier. Alors que sur toute l’année 2012, la PP a déploré 68 policiers et gendarmes blessés en service lors des 6.665 manifestations qu’elle a dû gérer, dans la seule journée de jeudi, elle en a recensé 19, dont l’un a écopé d’une interruption totale de travail (ITT) de 23 jours et un autre de 14 jours.

Par ailleurs, selon les syndicats, cinq manifestants ont été hospitalisés. Barres de fer transformées en javelots, grilles d’égout en fonte, panneaux de signalisation descellés… Tout en évoquant la liste des projectiles jetés durant trois heures de manière ininterrompue sur les 120 CRS, la PP s’interroge sur la volonté des manifestants de blesser délibérément ou non les forces de l’ordre. “Personne ne peut ignorer qu’en jetant de tels projectiles, il y a potentiellement un danger, voire un danger de mort”, dit M. Gibelin.

En voyage en Guyane, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a lui aussi condamné jeudi soir la “violence” ainsi que les “nombreuses provocations” et “agressions” contre les policiers. “Pleinement conscient du désarroi et de la détresse de nombreux salariés”, il “rappelle cependant que rien ne saurait justifier que les forces de l’ordre soient les cibles de violences”.

Jeudi à la mi-journée, quelque 400 salariés, selon une source policière, de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord ont violemment manifesté devant le siège français du fabricant de pneus à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), à l’occasion d’un nouveau comité central d’entreprise sur le projet de fermeture du site qui menace 1.173 emplois directs.

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