jeudi 24 septembre 2020
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Bertrand Soubelet, en 2013, lors de son audition à l'assemblée nationale
Bertrand Soubelet, en 2013, lors de son audition à l'assemblée nationale

Second tour: le général Soubelet votera Macron

Interrogé sur ses intentions de vote au second tour de l’élection présidentielle, Bertrand Soubelet l’affirme sans détour à “L’Essor” “je voterai Macron”.

Le général de corps d’armée (2S) estime qu’il est  “impossible de valider le choix de Marine le Pen” et l’affirmera “publiquement”.

Son vote, précise-t-il “ne sera pas un vote d’adhésion, mais une nécessité morale”, liées à ses  “valeurs et ses convictions” sur lesquelles il ne  “peut pas transiger”.

Candidat aux législatives, l’ancien directeur des opérations et de l’emploi (DOE) de la Gendarmerie avait cherché l’investiture d’En Marche avant de prendre ses distances avec ce mouvement.

Cette décision est intervenue suite aux ralliements d’anciens ministres de François Hollande, notamment celui de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Une campagne difficile à venir pour Bertrand Soubelet

Son élection dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine apparaît désormais compromise.

Le général Soubelet n’est en effet soutenu par aucun parti et le candidat sortant, André Santini, dont il  “se sent proche” car il est de sa  “famille politique”, a adoubé son successeur en se présentant avec lui en tant que suppléant.

Face à un adversaire soutenu par le poids lourd local, Bertrand Soubelet reconnaît que la campagne va être “compliquée”.

 “Aucun regret” de s’être éloigné de Macron

Pour autant, il ne regrette pas d’avoir quitté En Marche.

 “Je n’ai aucun regret, au contraire même “, assure-t-il avant d’entrouvrir une porte.

 “Ce n’est pas parce que j’ai pris mes distances que je rejette tout. Je regrette des combines, qui ne sont pas celles d’Emmanuel Macron, mais celles de son entourage”.

La semaine prochaine, Bertrand Soubelet devrait lancer son équipe de campagne dans laquelle ne figurent  “aucun gendarme. Ce sont des personnes qui se sont fédérées autour de moi lorsque j’ai sorti mon livre”.

Le général de corps d’armée (2S) Bertrand Soubelet a perdu son poste de DOE, c’est à dire n°3 de la Gendarmerie, après avoir tenu des propos jugés polémiques devant une commission parlementaire.

Devenu commandant de la gendarmerie de l’Outre-mer, il avait publié “Tout ce qu’il ne faut pas dire”, ce qui lui avait valu une mise au placard avant qu’il soit affecté, à sa demande, dans la deuxième section des officiers généraux.

En avril 2017, son second ouvrage, “Sans autorité, quelle liberté ?”, est sorti aux Editions de l’Observatoire peu après l’annonce de sa candidature aux législatives.

Matthieu GUYOT

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