mercredi 28 octobre 2020
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Fin de la guerre d’Algérie : le 19 mars sera la date officielle

Lors du congrès de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca) de la Creuse, le sénateur (PS) Jean-Jacques Lozach, 58 ans, a informé l’assistance que le changement de date de célébration de la fin de la guerre d’Algérie était  imminent. Elle ne serait plus le 5 décembre mais le 19 mars.

Quasi officiel, ce changement devrait intervenir avant la fin de ce mois avec un passage du texte en urgence devant l’assemblée nationale et le Sénat.

Le texte sera celui initial avec juste un changement de date pour éviter une double lecture.

 

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5 Commentaires

  1. Lucien MANGEMATIN

    Une honte, ça va faire plaisir aux islamistes, c’est les Algérien qui on gagné la guerre, on se moque des Français qui ce sont fait tuer ainsi que tous les Harkis.
    Nous savons que la Fnaca est à gauche voila la recherche des voix pour la gauche, Monsieur le Sénateur LOZACH, vous n’avez même pas connu l’Algérie pas fort pour un Sénateur et pourquoi le faire si rapidement, vous feriez mieux de vous occuper des problèmes de la France que votre gouvernement est en train de nous mener à la faillite.

  2. JEAN NOEL DUPUIS

    Je fais suite, à un article de presse qui est passer sur le journal de l’ESSOR de la gendarmerie, enfin,

    je dis enfin, un gourvernement à pris une sage décision, la fin de la guerre d’Algerie sera le 19 Mars 1962 date officiel.

    Vu que l’anienne date été fixer au 05 Décembre, et voici pourquoi, l’ancien Président de la République Jacques Chirac avait choisi cette date
    du 05 Décembre.

    la date du 05 Décembre, qui n’est pas adéquat avec l’histoire.
    Voici ce qui c’est passé, pour que cette cérémonie a lieu le 05 Décembre à la place 19 Mars.

    La «journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord» avait lieu le 5 décembre, avait annoncé l’ancien secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera. Cette date avait été approuvée en Conseil des ministres. Pourquoi le 5 décembre qui ne correspond à aucun événement connu de la guerre d’Algérie ? Uniquement parce que, l’ancien Président de la République, Jacques Chirac était libre ce jour-là ! Le président de la République avait alors inauguré un mémorial, quai Branly à Paris, consacré aux 24 000 militaires «morts pour la France». «En fonction de l’agenda du Président, ça aurait aussi bien pu être le 4 ou le 6 décembre…», avait dit Hamlaoui Mekachera.

    Par son vote du 22 janvier 2002, l’Assemblée nationale avait adopté la date du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu au lendemain des accords d’Evian. Cette proposition était soutenue par de nombres association d‘anciens combattants. Compte tenu de la faible majorité qui a voté en ce sens (278 contre 204), le gouvernement de Lionel Jospin avait décidé de ne pas présenter le texte au Sénat.

    ” L’absence de commémoration, s’ajoutant aux amnisties, a contribué à occulter un événement dont les échos sont loin de s’être tus. La difficulté à s’accorder sur une date marquant la fin du conflit reflète douloureusement cette réalité. Comme si, en refusant de fixer la date de la fin du conflit, la France confirmait son incapacité à tirer les leçons et à tourner la page de la guerre d’Algérie.”

    Le 19 mars 1962 à 12 heures, le cessez-le-feu était ordonné par le commandant en chef des forces françaises stationnées sur le territoire algérien. C’était la fin d’une guerre qui, en près de 8 ans avait fait des centaines de milliers de victimes, dont 24 000 soldats français.
    Ce cessez-le-feu avait été décidé en application des accords signés la veille. Rappelons que les accords d’Evian ont été approuvés par plus de 90% des Français lors du référendum du 8 avril 1962.
    Le 19 Mars 1962 appartient à l’histoire de notre pays. Je souhaite que l’anniversaire du cessez-le-feu officiel soit une journée de fraternité et du souvenir de toutes les victimes militaires ou civiles de ce conflit.

    Dupuis Jean-Noël. (CR)

  3. mortaud jean pierre

    Monsieur Dupuis il va falloir aussi que vous fêtiez Waterloo !!!!!Drôle de conception de l’unité de la nation que de déterrer sans cesse la hache de guerre au lieu de panser les plaies.
    Les idéologies conduisent à ce genre d’égarement .

  4. JEAN NOEL DUPUIS

    Repentance ou réconciliation ?
    Cette semaine, une proposition de loi pour instituer une journée nationale « à la mémoire des morts de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc » sera examinée par le Sénat. Cet événement survient avant le voyage du président de la République en Algérie. Et après sa reconnaissance de la « sanglante répression » de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris. La guerre d’Algérie durait depuis sept ans. Ce jour-là, la Fédération française du FLN avait appelé les Algériens à boycotter le couvre-feu imposé aux seuls Nord-Africains.

    Les historiens divergent sur le nombre de personnes tuées par les forces de l’ordre. Mais ils s’accordent pour dire que la répression fut des plus brutales. La guerre d’Algérie ne fut pas à l’honneur de notre pays, ni des formations, françaises ou algériennes, qui adoptèrent le principe barbare : la fin justifie les moyens. Ce qui conduisit à la terreur, aux assassinats, à la torture !

    Comment s’étonner alors que les blessures du passé restent à vif de part et d’autre. Trop, c’est trop disent les uns : « Cessez de montrer le passé de notre pays sous son plus mauvais jour, arrêtez de diviser notre société, n’oubliez pas les victimes françaises et harkis. » Ce n’est pas assez disent les autres : « Vous manquez de courage, ouvrez les archives, reconnaissez la répression du 17 octobre comme crime d’État. »

    En Algérie, les uns considèrent que cette reconnaissance est « un pas de géant » ; les autres trouvent que c’est vraiment insuffisant. Car, il y eut d’autres drames. Le massacre de Sétif où l’on tira sur des civils algériens. Ils avaient cru comprendre que la France leur donnerait l’indépendance après la guerre et le lui rappelaient ! Des Européens aussi furent tués. Plus tôt, lors des deux guerres mondiales, combien d’Algériens se sont battus auprès de nos soldats ? Pour quelle reconnaissance ?

    Les récits les plus terribles hantent la mémoire des jeunes d’origine algérienne. Sentiment d’injustice, incompréhension, revanche : le cocktail ravageur de la haine fait son chemin, sapant l’entente entre les communautés. Comment construire un avenir commun sans réconcilier les mémoires ? Comment avancer sur le chemin de la réconciliation sans raviver les blessures du passé ? En commençant par distinguer le travail de l’historien de celui du politique.

    À l’historien, le patient travail de transformation des souvenirs en mémoire commune : à lui de recueillir les témoignages et d’établir les faits. Ainsi, en « réveillant ces mémoires meurtries, les jeunes générations sauront les interroger et réfléchir à la fragilité humaine », explique un ancien appelé (1).

    Au politique, la recherche d’un avenir commun suscitant toutes les énergies et les talents du pays. Cela signifie : dépasser l’idée de reconnaissance des torts pour se projeter dans l’avenir et éviter « de souffler sur les braises pour qu’elles ne se transforment en flamme », alerte le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif.

    Où en serait l’amitié franco-allemande si nous ne cessions de nous envoyer à la figure les horreurs du passé ? Passons de la repentance au travail de réconciliation. Laissons aux historiens le soin de la mémoire. Et allons, au-delà des blessures, là où se trouve l’estime mutuelle, là où se construit la réconciliation sans laquelle nous ne connaîtrons pas la paix.

    (1) Journal de bord, Stanislas Hutin. Éd. GRHI Toulouse Le Mirail.

    Dupuis Jean Noel.

  5. Bonjour,

    Je suis conseiller délégué aux anciens combattants à Charleville-Méziéres.
    Je voudrais savoir quand le décret du 19 Mars sera officiel?

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