mardi 13 avril 2021
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Paris, le 16 février 2017, cérémonie aux Invalides à Paris en hommage aux gendarmes décédés en service (MG/L'Essor)

Féminisation de la Gendarmerie: assez bien mais peut mieux faire

Le taux de féminisation dans la Gendarmerie progresse régulièrement mais les femmes restent encore peu nombreuses chez les officiers. L’Essor fait le point ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes.

La féminisation a moins de 40 ans dans l’Arme. L’arrivée dans les rangs des premières sous-officières et officières date de 1983. Aujourd’hui, les femmes peuvent désormais accéder à tous les métiers. Le taux de féminisation de la Gendarmerie grimpe donc régulièrement. Ainsi les femmes militaires représentaient 6,5% des effectifs en 2000, 16,6% fin 2015 et 20,1% fin 2020. Soit un triplement en 20 ans.

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Au ministère des Armées, on compte en tout 16,1% de femmes militaires. Mais avec des différences très notables: 61,2% au Service de Santé, 30,9% dans l’armée de l’Air et de l’Espace, 14,8% dans la Marine et 10,7% dans l’armée de Terre.

Neuf colonelles et cinq générales

Fin 2020, 20.006 femmes se trouvaient donc sous statut militaire en Gendarmerie, soit 20,1% des effectifs. En détail, on retrouve 12.258 sous-officières (16%), 629 officières (10%), 3.826 femmes volontaires (30%), 3.149 femmes (63%) dans le corps de soutien technique et administratif de la Gendarmerie nationale (CSTAGN) et 344 femmes (54%) chez les officiers du corps technique et administratif de la Gendarmerie (OCTA). Au sein des réserves opérationnelles et citoyennes, le taux de féminisation se monte à 21,1%.

Il faut également noter que chez les officiers, plus l’on s’élève dans la hiérarchie, moins les femmes sont nombreuses. Ainsi, il n’y a que neuf femmes colonelles. Quant aux femmes étoilées, elles se comptent sur les doigts d’une seule main. Elles sont cinq, ce qui représente 3,8% des officiers généraux. Au ministère des Armées, les rangs des officiers généraux comptent 9,8% de femmes.

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Femmes et gendarmes au péril de leurs vies

Pour autant, contrairement aux années 1980, la légitimité des femmes en Gendarmerie ne se pose plus. Les responsables de l’Arme assurent que la Gendarmerie ne pourrait plus aujourd’hui se passer des femmes pour assurer toutes les missions. D’autant plus qu’elles ont prouvé qu’elles pouvaient se tenir en première ligne comme les hommes. Au prix même de leur vie. A l’exemple des sous-officières Audrey Bertaut et Alicia Champion, tuées par balles par un malfaiteur lors d’une intervention à Collobrières (Var) en juin 2012. Ou encore de Mélanie Lemée, la gendarme tuée par un chauffard lors d’un contrôle routier dans le Lot-et-Garonne le 4 juillet 2020.

Huit femmes opérationnelles au GIGN

Toutes les portes sont donc maintenant ouvertes aux femmes. Y compris au prestigieux GIGN. Sur les 250 personnels opérationnels de l’unité, on compte huit femmes qui ont gagné leur brevet au prix des mêmes épreuves –ou presque– que leurs camarades hommes. Témoin Chrystelle, l’une des six femmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

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