jeudi 28 mai 2020
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véhicules de gendarmerie (S.D L'Essor).
Photo d'illustration (S.D L'Essor).

Deux véhicules de Gendarmerie incendiés dans une brigade du Morbihan

Au cours de la nuit, vers 3h du matin ce lundi 4 mai 2020, deux véhicules de Gendarmerie sérigraphiés ont été incendiés à Nivillac, dans le Morbihan. Ils étaient alors stationnés dans l’enceinte de la brigade. Les flammes ont également légèrement endommagé les locaux de service.

Le choc a laissé place à l’exaspération ce matin dans cette commune située à la frontière du Morbihan et de la Loire-Atlantique. Prévenu dans la nuit, le maire, Alain Guilhard, s’est rendu sur place dans la matinée. Interrogé par Ouest-France, il se dit “choqué, écœuré et en colère”.

Des véhicules de Gendarmerie déjà brûlés en Ardèche

Les constatations étaient toujours en cours ce lundi après-midi. Appuyée par la section de recherches de Rennes, la brigade de recherches de Vannes mène l’enquête. Pour le moment, l’incendie n’a fait l’objet d’aucune revendication. Le parquet de Vannes évoque toutefois un acte vraisemblablement criminel, confirmant la piste suivie par les gendarmes. Une rancœur locale n’est pas non plus à exclure d’office, comme le souligne une source proche de l’enquête citée par Le Parisien. D’autant que ces faits interviennent en pleine période de confinement, au cours de laquelle l’hostilité à l’égard des forces de l’ordre, en réponse à des contrôles et des verbalisations, ne cesse de croître. Il y a quelques jours, une caserne de Gendarmerie avait ainsi été la cible de cocktails molotov à Maurs, dans le Cantal. Enfin, plusieurs véhicules de Gendarmerie avaient déjà été brûlés en pleine nuit fin février en Ardèche.

Lire aussi: Trois véhicules de Gendarmerie brulés dans une brigade de l’Ardèche

La signature de l’ultragauche ?

Des actes qui ne sont pas sans rappeler le modus operandi d’attaques ciblées menées par des mouvements d’extrême gauche. La question d’actions politiques se pose donc, même si rien ne permet de l’établir formellement pour le moment. En effet, depuis plusieurs semaines, les actes criminels potentiellement reliés à l’ultragauche s’accumulent un peu partout sur le territoire.

Deux hommes ont ainsi été interpellés ce weekend dans l’Ain et le Rhône. Susceptibles d’appartenir à la mouvance d’ultragauche, ils auraient prévu de commettre des attaques visant les forces de l’ordre. Tout deux sont d’ailleurs déjà connus de la justice, notamment pour des faits de dégradations et de violences, y compris sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Lire aussi: Les enquêtes sur les incendies revendiqués par l’ultragauche en Isère restent à Grenoble

Parallèlement, les gendarmes de l’Isère se sont récemment vus confier des enquêtes suite à une série d’incendies de relais téléphoniques. Des actions similaires ont également été déplorées en Bretagne, en Drôme-Ardèche et dans le Jura. En Isère, ces actions sont encouragées, selon Le Dauphiné Libéré, par les milieux anticapitalistes et libertaires qui revendiquent les faits. Les casernes de gendarmerie de Grenoble et Meylan ont déjà été la cible d’incendies volontaires, tout comme le gestionnaire du réseau électrique Enedis.

3 Commentaires

  1. Paul

    Un modus operandi rodé visiblement et ne demandant que peu de moyens pour une nuisance maximale:
    https://lessor.org/a-la-une/trois-vehicules-de-gendarmerie-brules-dans-une-brigade-de-lardeche/

  2. Fabrice

    Il y a des actes malveillants qui ont modus operandi assez simples:
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-extremistes-galvanises-par-le-virus-20200507

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