vendredi 18 septembre 2020
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Interpellé suite à des violences contre des gendarmes, l’homme était également l’auteur de l'incendie volontaire d'un véhicule de la Gendarmerie de Lure. Il a été condamné à deux ans de prison ferme. (Capture d'écran GoogleStreetMap)
Interpellé suite à des violences contre des gendarmes, l’homme était également l’auteur de l'incendie volontaire d'un véhicule de la Gendarmerie de Lure. Il a été condamné à deux ans de prison ferme. (Capture d'écran GoogleStreetMap)

Deux ans de prison pour violences contre des gendarmes et l’incendie d’un de leurs véhicules

Un homme vient d’être condamné, ce mardi 26 mai 2020, à trois ans de prison, dont deux ferme, après des violences contre des gendarmes et l’incendie d’un véhicule de service, fin 2019 en Haute-Saône.

Tout commence le 24 octobre 2019. En fin de journée, un véhicule d’intervention, stationné devant la brigade de Gendarmerie de Lure, est incendié. Sur place, les enquêteurs et l’identification criminelle retrouvent un marteau et une bouteille qui contenait un produit inflammable. Tous deux utilisés, selon des témoignages, pour vandaliser et puis incendier le véhicule. Des empreintes digitales y sont d’ailleurs relevées. Mais une fois analysées, elles ne font ressortir aucune correspondance.

Lire aussi: Deux véhicules de Gendarmerie incendiés dans une brigade du Morbihan

Trahi par ses empreintes

Près d’un mois et demi plus tard, le 8 décembre 2019, l’enquête sur l’incendie du véhicule de service semble être au point mort. Mais un concours de circonstance va finalement la faire rebondir. En fin d’après-midi, un homme se présente à la brigade de la commune Franc-Comtoise. Visiblement alcoolisé et passablement énervé, il frappe violemment à la porte d’entrée de l’unité tout en insultant les gendarmes. Ces derniers finissent par lui ouvrir et c’est alors que l’homme tente de s’en prendre à eux.

Comme le rapporte L’Est républicain, le gendarme chargé de l’accueil ce jour là, a témoigné à la barre du tribunal correctionnel de Vesoul lors de l’audience, ce mardi 26 mai. “Je me souviens de ses yeux. Il semblait très déterminé et prêt à aller jusqu’au bout”, se rappelle-t-il.

Avec un collègue, ils réussiront finalement à le maitriser. Une mésaventure qui leur vaudra tout de même une journée d’incapacité totale de travail (ITT) chacun. Placé en garde à vue, l’homme violent fait alors l’objet d’un relevé d’empreintes, comme le veut la procédure. C’est d’ailleurs ce relevé qui permettra de faire le lien avec l’incendie du véhicule de Gendarmerie, quelques semaines plus tôt.

Les gendarmes victimes de sa colère contre l’État

À la barre –virtuelle, l’audience s’étant tenue par visioconférence– le prévenu, qui était en détention provisoire depuis le mois de décembre, reconnait les faits. Il explique qu’il a ciblé les gendarmes car il en voulait à l’État de ne pas lui venir en aide. “C’était une mauvaise période. J’avais un grand ras-le-bol”, affirme-t-il, cité par L’Est républicain. Malgré ses excuses, les antécédents de Mickaël Bolot jouent contre lui. 17 mentions figurent en effet sur son casier judiciaire. Il écope de trois années de prison, dont une assortie d’un sursis, avec obligation de soins et de travail. Il devra également indemniser les gendarmes.

LP

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