mercredi 17 juillet 2019
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véhicule de police
Photo d'illustration (L'Essor).

Des “pôles de vigilance suicide” se mettent en place dans la Police

Des “pôles de vigilance” destinés à prévenir les suicides dans la Police sont progressivement installés depuis le début de l’année dans chaque département,.

Ces pôles se mettent en place depuis le 1er janvier en application d’une circulaire du directeur général de la Police nationale (DGPN) Claude Baland, en date du 13 novembre 2012. Ce document se réfère aux nombreux travaux engagés ces dernières années dans la police afin de lutter contre les suicides qui sont récurrents et plus importants que dans d’autres professions.

L’objectif de ces “pôles de vigilance suicide”, explique le DGPN, est “d’améliorer la prévention du suicide” dans un esprit de “partenariat”. Il rappelle une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de 2010 préconisant une meilleure coordination des médecins, assistants sociaux et psychologues de la Police. Installés dans chaque département, ces pôles comprendront donc ces professionnels, le médecin de prévention en étant l’animateur. Ils ne “sauraient être empêchés d’agir du fait du secret professionnel”, stipule la circulaire s’attardant longuement sur ce point. Le pôle pourra signaler les cas à la hiérarchie et inversement. A celle-ci de prendre les mesures adéquates et “protéger” le fonctionnaire fragilisé.

Entre 40 et 50 suicides par an

Dans une note en date du 24 janvier le directeur central de la sécurité publique, Pascal Lalle, informe ses troupes de ces pôles ajoutant qu’un bilan sera dressé d’ici quelques mois. Après “un pic en 1996 de 71 suicides” dans la Police, leur nombre s’est stabilisé autour de 45-50 depuis, un taux “un peu plus élevé que celui de la moyenne dans la fonction publique et que la moyenne nationale”, avait annoncé la DGPN en juillet 2011 après un nouveau pic. Cela s’explique “principalement par le fait d’une plus facile accessibilité aux moyens de se donner la mort, avec la possession d’une arme de service qui reste le moyen principal des suicides policiers”, avait dit la DGPN.

A la suite de l’étude de l’Inserm, des “cellules de veille” avaient été mises en place avec les professionnels de soutien. Ces pôles en sont la continuité, précisent les circulaires. Dans un communiqué, la CGT-police a déclaré samedi que c’est une “mesure pour la hiérarchie pas pour les personnels”, critiquant le fait que celle-ci puisse être alertée par le pôle des cas posant problème.

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