dimanche 27 septembre 2020
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Neuf ministres, élus ou responsables de l'UMP ont également été destinataires de lettres du même type, accompagnées d'une balle de calibre 38 ou 9 mm. Quatre services de police ont été chargés de mener les investigations : la brigade criminelle, la sous-direction antiterroriste (Sdat), et les directions interrégionales de la police judiciaire de Marseille et de Bordeaux.

Des menaces de mort envoyées avec une balle à Nicolas Sarkozy

Neuf ministres, élus ou responsables de l’UMP ont également été destinataires de lettres du même type, accompagnées d’une balle de calibre 38 ou 9 mm. Quatre services de police ont été chargés de mener les investigations : la brigade criminelle, la sous-direction antiterroriste (Sdat), et les directions interrégionales de la police judiciaire de Marseille et de Bordeaux.

Des lettres de menaces de mort, accompagnées chacune d’une balle de calibre 9 mm ou 38, ont été adressées ces derniers jours par un ou des inconnus à Nicolas Sarkozy et neuf ministres, élus ou responsables de l’UMP. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet antiterroriste de Paris sur ces courriers de menaces reçus notamment par les ministres de la Justice Rachida Dati, de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Culture Christine Albanel, ainsi que le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, qui s’est déclaré “tout a fait serein”.
Le député du Nord UMP Christian Vanneste,le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc et le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc avaient déjà reçu auparavant de tels envois.

Tous les personnes menacées ont reçu une lettre identique dactylographiée sur un papier blanc, sans entête, logo ni signature, a précisé le parquet en évoquant des propos “décousus”.
Le vocabulaire utilisé “piste”, “cible”, “verrouillé”, “silence radio total” fait penser au langage des militaires, a indiqué une source proche de l’enquête. Quatre services de police ont été chargés de mener les investigations : la brigade criminelle, la sous-direction antiterroriste (SDAT), et les directions interrégionales de la police judiciaire de Marseille et de Bordeaux. Certaines lettres ont été postées depuis Montpellier, Bordeaux ou Bédarieux (Hérault), selon une source policière.

L’envoi de menaces de mort est puni d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 3 ans et 45.000 euros d’amende.

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