jeudi , 17 juin 2021

Un négociateur de la Gendarmerie. (photo-archives : M.G)
Un négociateur de la Gendarmerie. (photo-archives : M.G)

Des élus de la Gironde formés par des gendarmes à la gestion des conflits

En Gironde, des négociateurs formés par le GIGN viennent prodiguer des conseils aux édiles afin de désamorcer des situations conflictuelles. Une formation proposée aux maires par le ministère de l’Intérieur, l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF).

Ce mardi 11 mai, une dizaine d’élus étaient réunis dans une salle de Saint-Émilion pour recevoir les premiers ateliers de cette formation dispensée par deux gendarmes négociateurs de crise formés par le GIGN. L’objectif: apprendre aux édiles à réagir face à une situation conflictuelle ou en passe de dégénérer. A la clé, une heure et demie d’atelier avec une partie théorique, fondée sur la psychologie humaine, et une autre, pratique, avec des mises en situation plus vraies que nature. L’édile de Soussac doit par exemple s’expliquer avec deux faux forains, pas d’accord sur l’emplacement réservé par la mairie à leurs manèges. Le ton monte, les insultes fusent…

Une formation qui donnent les bons outils pour gérer pacifiquement une situation de crise

De l’avis général, ces exercice pratiques, impressionnant de réalisme, bousculent. “J’ai trouvé ça un peu violent, ça surprend, on ne s’y attend pas. Mais ça m’a donné des clefs.”, explique le maire d’une petite commune girondine à nos confrères de France Bleu qui ont suivi cette première journée de formation. Pour les formateurs, il s’agit de leur donner les bons outils pour gérer pacifiquement une situation de crise. “On leur fait toucher du doigt ce qui peut leur arriver au quotidien. Ces outils peuvent leur permettre de faire redescendre une situation difficile”, explique l’un d’eux.

En 2020, le nombre d’agressions envers les élus locaux a très fortement augmenté. Les chiffres du ministère de l’Intérieur sont éloquents. Près de 1.300 agressions, menaces ou insultes ont été recensées contre des élus, soit trois fois plus qu’en 2019. L’année dernière notamment, les coups reçus par le maire de Saint-Philippe-d’Aiguille qui intervenait pour un tapage nocturne avaient suscité l’émoi. Le constat, c’est que les violences physiques ou verbales ne sont plus l’apanage des grandes villes.

Lire aussi: Dans le Nord, les négociateurs de la Gendarmerie aident les élus à gérer les conflits

“En 2020, nous avons été saisis de six agressions d’élus. On parle bien de violences. Et depuis le début de l’année, nous avons actuellement quatre faits de violences à l’encontre d’élus”, souligne la colonelle Olivia Poupot, patron des gendarmes de la Gironde, sur France 3 Nouvelle-Aquitaine.

One comment

  1. MME CITERNE Danielle

    Pour moi fille et femme de gendarme je suis tout à fait d’accord avec cette pratique. Mon époux retraité en 2002 et décédé en 2018 je continuerais de défendre la gendarmerie

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