lundi 28 septembre 2020
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Présentation, par le Psig Sabre de Reims, d'une intervention contre une tuerie terroriste de masse (M.GUYOT/L'ESSOR).
Présentation, par le Psig Sabre de Reims, d'une intervention contre une tuerie terroriste de masse (M.GUYOT/L'ESSOR).

Des documents secret défense sur une filière terroriste toulousaine bientôt déclassifiés

Une vingtaine de documents secret défense, provenant des services français de renseignement et de contre-espionnage et concernant une filière terroriste toulousaine, devraient être prochainement déclassifiés à la demande d’une juge d’instruction parisienne, selon les informations de L’Essor.

Ces documents sont six notes datées de juillet 2015 et de janvier, février, mars, avril et juin 2018, établies conjointement par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ou la direction du renseignement militaire (DRM). Il y a également six fiches de la direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), datées de 2006 à 2009 ou non datées, et onze notes de la DGSE, datées de décembre 2014 à janvier 2018.

Dans le viseur de la Justice

Ces déclassifications avaient été demandées en septembre 2018 par Nathalie Poux, juge d’instruction à Paris chargée d’une information judiciaire ouverte notamment pour “assassinat et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme” aux ministres concernés Christophe Castaner (Intérieur) et Florence Parly (Armées). Ces deux ministres s’étaient alors tournés, comme le veut la loi, vers la Commission du secret de la défense nationale (CSDN) qui vient de rendre deux avis favorables à la déclassification, publiés ce jeudi au Journal officiel.

Lire aussi sur L’Essor: Les chiffres de la lutte antiterroriste de François Molins

Depuis dix ans, Toulouse est l’une des villes les plus touchées par le départ au jihad de dizaines de Français. Les filières terroristes toulousaines sont parmi les plus anciennes en France. Quelque 300 personnes étaient suivies en 2017 en Haute-Garonne pour radicalisation. C’est à Toulouse et à Montauban que le terroriste islamiste franco-algérien Mohammed Merah avait tué sept personnes en mars 2012 avant d’être neutralisé par la police.

P-M.G

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