vendredi 4 décembre 2020
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Illustration du combat interarmes. Crédit : Sirpa Terre.
Illustration du combat interarmes. Crédit : Sirpa Terre.

DIAPORAMA – Synergie entre forces spéciales, terrestres et aviation légère

L’armée de terre se réorganise avec « au contact ». Retour sur la démonstration récente des capacités de l’armée de terre, et sa nouvelle organisation depuis l’été 2016, dans l’attente du programme Scorpion.

La démonstration s’est articulée autour de plusieurs tableaux présentant les capacités de l’armée de terre à mener des opérations aussi bien sur le territoire national qu’en opérations extérieures : le renseignement humain, l’utilisation de drones pour le renseignement image, l’aérocombat, le combat interarmes, la logistique, les systèmes d’information et de commandement.

« Au contact » : une adaptation aux nouvelles menaces

Le modèle baptisé « au contact », réalisé à 90% aujourd’hui, se veut plus dynamique, plus souple et adapté aux nouvelles menaces.

Il rééquilibre la contribution de l’armée de terre entre les fonctions Intervention, auparavant majoritaire et orientée vers l’extérieur, et Protection, avec une contribution accrue sur le territoire national. L’opération Sentinelle, déployée au lendemain des attentats de janvier 2015 et renforcée lors des attaques du 13 novembre 2015, montre bien cette évolution. Dans ce cadre, une coopération a d’ailleurs été mise en place avec la Gendarmerie cet été. Elle s’est concrétisée par des patrouilles communes, notamment sur les sites d’affluence touristique.

Un commandement Terre pour le territoire national est créé pour préparer et faciliter l’engagement des unités dans les opérations intérieures, avec l’apport notamment de la réserve opérationnelle désormais intégrée à la Garde nationale.

Des commandements sont également créés pour les capacités-clés de l’armée de terre : les forces spéciales, l’aérocombat (avec la création d’une brigade aérocombat), le renseignement, les systèmes d’information et de communication (cyberdéfense) et enfin la logistique. Objectif : assurer une meilleure interface avec les autres armées.

La synergie des forces terrestres avec les forces spéciales et l’aviation légère de l’armée de terre est assurée grâce à deux nouvelles entités : le groupement d’appui aux opérations spéciales et le groupe d’adaptation à l’aérocombat. Les forces terrestres mettent à la disposition de ces deux commandements des moyens humains et matériels qui optimisent leur déploiement opérationnel.

Priorité au renouvellement du matériel

Si l’armée de terre s’adapte à la dimension interarmes croissante des opérations, elle attend patiemment le déploiement du programme Scorpion car les équipements sont vieillissants. « Nous avons une armée de terre aux capacités techniques importantes, ce qui lui confère aujourd’hui la supériorité sur les adversaires qu’elle affronte. Cependant, les écarts tendent à se réduire en raison de l’ancienneté d’un certains nombre d’équipements majeurs. Les moyens mis en œuvre dans le cadre de Scorpion augmenteront considérablement les capacités de nos unités », a ainsi affirmé le général de corps d’armée Arnaud Sainte-Claire Deville, commandant des forces terrestres.

Bon nombre des matériels de l’armée de terre sont en effet à bout de souffle, tant du fait de leur entrée en service datant de plusieurs décennies, que par le rythme très soutenu des opération extérieures ces dernières années. Le programme Scorpion prévoit donc, notamment, de remplacer les équipements en fin de vie ou atteignant leurs limites avec des engins de combats puissants tels le véhicule blindé multirôle (VBMR) Griffon ou des engins blindés roues canon (EBRC) Jaguar.

« Il faut que les équipements rattrapent les effectifs, ma priorité sera d’abord les équipements », a par ailleurs souligné le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT).

Un besoin de réservistes 

Les effectifs de la réserve opérationnelle de l’armée de terre sont progressivement portés à 24.000 hommes et femmes. Ils doivent être prioritairement employés sur le territoire national. La création de la Garde nationale, qui rassemble les réserves de la Gendarmerie, de la Police et des armées, doit ainsi répondre à cet objectif de croissance des effectifs dans la réserve.

« Aujourd’hui, l’armée de terre compte dans ses rangs, chaque jour, 450 réservistes », a précisé le général Bosser, ajoutant que l’ « idéal serait d’environ 1.000 » réservistes déployés chaque jour. L’armée de terre « ne sait pas faire sans l’appui des réservistes », un besoin tant quantitatif que qualitatif.

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