mercredi 28 octobre 2020
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Décès d’Yves Bertrand, ex-patron des Renseignements généraux

L’ancien directeur des Renseignements généraux Yves Bertrand, 69 ans, a été retrouvé mort lundi à son domicile parisien. Son corps a été découvert par sa concierge dans son appartement du VIIIe arrondissement. Lundi soir, on ignorait encore les causes de son décès.

Né le 25 janvier 1944 à Grasse, il était devenu commissaire de police en 1968 après sa licence en droit, puis commissaire principal en 1975 et divisionnaire en 1982. En 1992, il devenait chef du service central des renseignements généraux à la direction générale de la Police nationale et, trois ans plus tard, directeur des services actifs de la Police nationale, directeur central des RG. De 1999 à 2001, il était parallèlement directeur du cabinet du directeur général de la Police nationale,Patrice Bergougnoux.

Proche de l’ex-président de la République Jacques Chirac, il a dirigé les RG pendant près de 12 ans sous huit ministres de l’Intérieur.

Il s’était rendu célèbre avec la publication dans la presse de ses fameux “carnets”, ces manuscrits où il rapportait rumeurs et ragots de la Vème République. Ces cahiers à spirale, couvrant les années 1998 à 2003, ont été publiés en 2008, après avoir été saisis dans le cadre de l’enquête Clearstream, alors qu’il avait quitté les Renseignements généraux. Il y avait consigné tout au long de sa carrière nombre d’indiscrétions et de rumeurs des affaires politico-financières de la Vème République, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.

Yves Bertrand était très en froid avec Nicolas Sarkozy qui l’a soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’ affaire Clearstream. L’ex-président de la République avait porté plainte contre lui à la suite de la publication de certains passages de ses carnets le concernant.

Yves Bertrand s’était présenté comme une “victime” après la divulgation de ses carnets, des “brouillons” selon lui. En 2011, il avait fait un pas vers le Front National en déclarant que Marine Le Pen était “quelqu’un de respectable”, estimant qu’elle était “victime d’une diabolisation injuste et absurde à cause de son nom”.

(D’après AFP)

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