vendredi 23 octobre 2020
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Décès d’un des dix derniers des survivants des Compagnons de la Libération

Le Compagnon de la Libération Victor Desmet est décédé lundi matin à l’âge de 98 ans dans une maison de retraite à Croix (Nord) où il résidait depuis novembre 2014.

Victor Desmet compagnon de la Libération, décédé à l’âge de 98 ans, à Croix (Nord). (Photo/Musée de l’ordre de la Libération).

Après son décès, il ne reste plus que neuf survivants de cet ordre prestigieux qui a compté 1.038 hommes et femmes. Il était le plus ancien de ces dix survivants à avoir été nommé dans l’ordre puisqu’il l’avait été par un décret du 7 mars 1941, soit moins de quatre mois après la création de l’ordre par le général de Gaulle.

Il était également décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme.

Né le 20 décembre 1919 à Roubaix (Nord), Victor Desmet s’engage comme volontaire en juin 1939 au 2e Régiment de zouaves, il embarque à Marseille à destination du Levant via l’Algérie.

Le 26 juin 1940, refusant l’armistice, il passe en Palestine pour rejoindre les Forces britanniques. A Ismaïlia, il intègre le 1er Bataillon d’infanterie de Marine (1er BIM), qui constitue, pour les Britanniques, le premier élément des Free French (Français Libres).

Affecté à la 1ère section de la 1ère compagnie du BIM, le soldat Desmet prend part à la première campagne de Libye sous les ordres du lieutenant Roger Barberot qui sera nommé Compagnon dans la même promotion du 7 mars 1941. Il prend part aux opérations de Sollum et de Bardia et se distingue à Tobrouk en abattant au fusil-mitrailleur un avion italien puis plus tard, en faisant prisonnier un général italien.

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En avril 1941, à l’issue de la campagne de Libye, il demande à suivre le lieutenant Barberot et est affecté comme lui à la 1ère compagnie de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère en Erythrée. La Croix de la Libération lui sera remise par le général de Gaulle à Qastina en Palestine le 26 mai 1941. Il participe ensuite à la campagne de Syrie et à la prise de Damas en juin 1941. Fin 1941, il quitte les Forces françaises libres pour s’engager en Palestine dans l’armée belge au sein de laquelle il termine la guerre.

Victor Desmet signe un nouvel engagement dans la Légion étrangère en décembre 1948 et part pour l’Extrême-Orient où il sert au 71e Bataillon mixte Génie-Légion. Rendu à la vie civile en 1952, il travaille ensuite dans le secteur commercial jusqu’à sa retraite en 1985.

C’était le seul des dix survivants – les neuf autres sont tous commandeurs, grand officiers ou grand croix – de l’Ordre de la Libération à n’avoir jamais été décoré de la Légion d’honneur. Doté d’un fort caractère et  allergique à la discipline militaire, il n’avait jamais été promu officier malgré ses états de service et jamais décoré de la Légion d’honneur.

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